Olymp., I, 75 sqq
7. V. Isflim., III, 9; Pytli , XI, ST .sq([. (vers 54 et suivants ilc lï--
12t) L'IDEE DE NEMESIS
nion vulgaire, tantôt sa propre pensée, on est étonné, en le lisant, de voir la même formule revêtir alternativement la plus pure morale et la plus mauvaise théologie. Ici nous assistons au châtiment des ennemis des dieux; le poëte prodigue les conseils détournés, les représentations discrètes, à un vainqueur que ses succès peuvent enivrer; il rend hommage à une Providence équitahle, qui a l'œil ouvert sur la conduite des hommes pour récompenser l'humble et punir le superbe '. Là sont déroulées complaisamment à nos yeux les inexj)licables vicissitudes de la fortune ^; nous voyons la prospérité succombant à son propre excès ^, le bonheur sans mélange exclu de ce monde 4^ l'homme, rêve d'une ombre^; et au ciel des bienfaiteurs avares qui lui donnent deux maux pour un bien ; une Providence sans amour, qui tour à tour élève et abaisse les choses terrestres avec juste mesure '; uneNémésis, sévère et parcimonieuse intendante des faveurs célestes^; des dieux jaloux, enfin,
dition de Schneidewin, qui donne une correction importanfc). Cf. Isthm.y IV, V. 6 sqq. et l 'i.
1. V. Isthm., III, V. n sq. (Cf. Hes., 0pp. et DcL, v. 5 sqq.; Diog. Laert., I, 69).