Olymp., VIII, 113. Ci. Pyth., X
dont la colèie menace jus(|irà la gloire du poète qui les adore '.
Un des caractères de cette première partie du cinquième siècle, différente à tant d'égards de la seconde, c'est que tous les poètes v sont encore, à divers degrés, des théologiens. Ce nom convient, on peut le voir, à Pindare. Si nous avions conservé les ouvrages de son rival Simonide, sans doute nous aurions lieu d'appliquer le même titre à cet autre distributeur desloire, cliez qui, du moins, les idées religieuses paraissent s'être associées à un vif sentiment des misères humaines : et peut-être trouverions-nous que l'influence dun préjugé désolant ne fut pas étranger à cette mélancolie pathétique où les anciens voyaient le trait distinctif de son génie. Mais, de tous les poètes de ce tenqDs, aucun ne fut aussi décidément théologien qu'Eschyle. Aussi est-ce dans ses ouvrages que se révèle véritablement avec toute sa foice et toute sa portée la croyance que nous venons de signaler chez Pindare : et l'antagonisme qu'elle suppose entre riiomme et la divinité est le fond d'une de ses tragédies.
Nul doute qu'en prenant dans Hésiode les deux personnages divins de Jupiter et de Promélhée, pour les transporter sur la scène, Eschyle n'ait