‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 82 sur 181 · Promelh; v. Vr.'. siiq · texte numérisé non relu

Promelh; v. Vr.'. siiq

DANS LA LITTÉRATURE. i29

hommes qu'il lui attribue le premier en propres termes^, comme pour mieux opposer aux dieux jaloux le généreux déserteur de leur cause, enfin, par la fermeté héroïque qu'il lui prête de son fonds, a secondé, autant qu'il l'a pu, ce mouvement instinctif: tandis que Jupiter, persécuteur de la faiblesse dans la personne d'h^, de l'indépendance et de la fierté dans celle du Titan, est comme le Créon de cette tragédie surhumaine. 3Iais ce n'est pas à dire qu'Eschyle ait entendu protester contre un arrêt du maître de l'Olympe, ni que ce poète religieux ait osé une fois s'ériger publiquement en juge de la divinité. Sans doute il ne croyait pas plus qu'Hérodote à la compétence de la conscience humaine en ce qui touche les décisions de la Providence. Il pouvait, tout en les trouvant incompréhensibles, iniques même, les respecter comme divines, et dictées par des motifs insaisissables à la raison de l'homme. Ce qui est certain, c'est que cette théologie à la fois subtile et grossière n'était pas étrangère au siècle d'Eschyle, et qu'à moins de recourir à l'explication qu'elle fournit il est fort difficile de pénétrer le sens du Promcthce encliainc.

Le caractère de Prométhée, tel ((u'Eschyle l'a conçu, contredit-il cette explication? Pour en juger sainement, c'est encore au point de vue

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