‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 115 sur 180 · Diog. La., II, 16 (ap. Preller, u · texte numérisé non relu

Diog. La., II, 16 (ap. Preller, u

AVAiNT SOCRATE. 19i

d'Heraclite aboutit à l'athéisme et au matérialisme purs.

Une analogie sensible de principes et de conclusions nous autorise à rapprocher de la doctrine ionienne un système moins ancien, celui de Leucippe et de Démocrite. Reconnaître comme principe directeur du monde la fatalité, c'est-à-dire un pouvoir indifférent au bien des êtres , c'est le^eA- le seul obstacle que rencontre l'explication du mal , la difficulté d'en accorder l'existence avec les attributs moraux de la Providence ou du Créateur. Par là, l'enseignement de Démocrite était purement ^ panthéiste. D'ailleurs, il ne refusait pas de reconnaître pour mal ce que nous nommons ainsi ^. En regard de l'erreur ou de ce qu'il appelait la connaissance obscure, originaire des sens, il mettait la connaissance légitime, qui vient de la raison ^. Et de même, à la souffrance, il voulait qu'on opposât l'imperturbable tranquillité^ d'une âme bien réglée et maîtresse de ses impressions (£ù9u|xCa) : origine probable ^ du rire perpétuel que lui attribue une légende

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