‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 116 sur 180 · Diog. La., IX, 45 (ap. Preller, n · texte numérisé non relu

Diog. La., IX, 45 (ap. Preller, n

d'une antiquité douteuse ^. Il n'expliquait donc pas le mal : il enseignait seulement à y résister ; et les règles qu'il donnait pour y parvenir étaient les seuls préceptes compatibles avec la fausse et désolante métaphysique dont il fut le promoteur : a supposer, du moins, qu'il puisse rester une place pour une morale quelconque dans un système qui n'en réserve aucune à la liberté. Démocrite avait écrit cependant sur la vertu ^. Par une autre inconséquence qui serait plus étonnante encore si elle était prouvée, cet athée, dit-on, faisait honneur aux dieux de tous les biens départis aux hommes, en rejetant sur ceuxci la responsabilité de tous les maux qui leur arrivent ^.

L'école pythagoricienne commença sans doute comme celle d'Ionie par tout ramener à l'unité. Seulement, au lieu de chercher l'unité dans la nature, comme ïhalès, elle la piit dans la raison. Versée dans la connaissance des nombres et de leurs propriétés, habituée par l'étude des sciences exactes à tout simplifier au moyen de l'arithmétique, elle en vint à considérer la monade, origine de tous les nombres, tantôt comme l'élément, soit au figuré, soit même au propre,

1. M. MuUach (loc. cit.) assigne une date relativement récente à cette tradition, comme à celle qui concerne Heraclite.

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