De Natîir. deor., cap
piter, dieu suprême, et la loi égalemenl suprême représentée par la Mœre ou Parque, permettait à la foi de s'égarer d'un de ces objets à l'autre avec une étrange inconséquence. Ainsi l'on peut s'étonner de voir Pindare, qui ne manque pas d'ailleurs ^ de s'incliner devant la toute-puissance de Jupiter, attribuer ici au Destin ^, là à la Fortune^, ailleurs enfin à ce Dieu '^ unique et innommé, que l'antiquité n'a pas cessé d'adorer, et qui est le nôtre, la direction de l'univers. De même, si Némésis-Adrastée conserva chez les auteurs de la décadence le rôle de divinité suprême qu'elle avait joué, sous son nom abstrait, dans l'histoire d'Hérodote, ce fut tantôt à l'un, tantôt à l'autre de ces titres. Toutefois, tandis que les attributions de la JNécessité sont alors, comme nous l'avons vu, dévolues spécialement à A.drastée, l'idée de Fortune s'attache particulièrement au nom de Némésis, dont le