‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 170 sur 180 · Pausan., I, 33, 8.-6. Pausan.,1, 33, 3; VII · texte numérisé non relu

Pausan., I, 33, 8.-6. Pausan.,1, 33, 3; VII

27(i APPENDICE.

céan fût ordinairement distingué de la mer, cetle fable équivaut à peu près à celle qui faisait naître Aphrodite de l'écume des flots.

Personne n'a nié que la Némésis de Rhamnunte n'eût îous les traits d'une Vénus: mais on a cherché de préféience l'explication de cetle analogie dans l'assertion de Suidas, concernant la conformité primitive des représentations de ces deux déesses ^. D'autres^, sans rejeter l'anecdote racontée par Pline, ont pensé qu'un rapport originel entre Némésis et Vénus avait favorisé la substitution qu'il explique par une cause fortuite. Peut-être est-il permis de hasarder une troisième opinion, à savoir que Suidas, en attribuant les traits d'une Vénus à la Némésis primitive, songeait à la iNémésis d'Âgoracrite, voyant, par une conjecture fort hasardée, dans cette antique statue, le type primitif que le type définitif avait remplacé; que, par conséquent, il ne mérite pas plus de ciéance sur ce point que lorsqu'il donne, dans le même article, Némésis pour mèie à Erechthée; qu'au contraire le récit de Pline n'a rien d'invraisemblable et suffit à rendre compte de tout; que les Rhamnusiens ont pu acheter la Vénus d'Agoracrite pour leur tenir lieu d'une Némésis, s'ils avaient assez de goût pour préférer une belle œuvre à un portrait ressemblant; et qu'ainsi il résulta d'un

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