Pseud.-Herodot., Vita Ffomer., c
le cuite d'Adrastée a pu se répandre de proche en proche, à travers les possessions éoliennes, depuis rida, où il paraît avoir eu son siège principal, jusqu'au mont Pagos.
D'un autre côté, nous savons que la colonie ionienne qui occupa, vers le milieu du onzième siècle, d'abord Milet, puis le pays appelé de là lonie, et nommément Colophon, avait été amenée d'Attique par Nilée et d'autres fils de Codrus ^. De Colophon partirent de nouveaux colons, qui enlevèrent Smyrne aux Éoliens =*. C'est par cette voie que le culte de Némésis, originaire de l'Attique, put pénétrer dans les parages de Smyrne. En somme, on peut induire avec quelque vraisemblance, croyons-nous, de ce qui précède, que les divinités désignées dans cette ville par le nom commun de Némésis étaient originairement, l'une, la déesse atlique Némésis, l'autre, la déesse phrygienne Adrastée, et que la réunion de leurs figures sur les médailles devait rappeler un rapprochement entre les deux branches, l'une éolienne, l'autre attique, de la population smyrniote. C'est ainsi que, sur les médailles commémora tives des traités d'alliance, par un usage qui parait avoir été particulièrement répandu en Asie Mineure, et pratiqué à Smyrne même ^, étaient souvent représentées,