Pausan., IV
élrangère au bel âge de la religion grecque. Il faut attendre la décadence pour trouver une Néniésis définie 'Ayativi ïup en l'egard de l'antique Némésis-Adrastée qui continue de présider aux levers de fortune ^. Ce n'est donc qu'à une époque tardive que les deux Némésis de Smyrne ont pu équivaloir dans la croyance populaire aux deux Fortunes d'Antium.
Nous voyons, par plusieurs inscriptions smyrniotes ou paraissant telles, que les Némésis portaient à Smyrne le lîom de grandes déesses^; que l'on consacrait quelquefois leurs images à d'autres divinités 3; qu'au commencement du règne de Caracalla, Sérapis avait dans leur temple un sanctuaire, où l'on venait consulter ce dieu médecin 4; qu'à cette époque, en l'an 211 après J.-C, le même temple fut agrandi^.
A la période romaine se rapporte également une inscription qui nous révèle l'existence, vraisemblablement postérieure au temps d'Hérodote, d'un culte rendu aux Némésis à Halicarnasse, dans la patrie de cet historien. Mais là aussi le nom de la sévère déesse paraît avoir changé de sens : car sans doute il ne faut voir qu'un hom-
1. Hesych., voc. 'AyaGri T<iyr[. Cf. Suid., voc. 'AôpàtTTeta NéfAecriç.