‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 178 sur 180 · Id., ib,, fragm. V. — 5. Id., ib., ib. — 6. Id., ib., ib · texte numérisé non relu

Id., ib,, fragm. V. — 5. Id., ib., ib. — 6. Id., ib., ib

eux-mêmes ^ Il juge même les dieux impuissants, comme les législateurs, à faire le bonheur des hommes sans leur concours *. Il croit à la liberté et à l'ordre, au libre arbitre humain et à la puissance divine. D'un autre côté, ses idées sur l'équité suprême rappellent le poëme moral d'Hésiode. Pour lui aussi, la reine du ciel et du monde paraît être Dicé ou la Justice^, providence du monde moral, juge incorruptible des coupables, qui maintient ou rétablit, par la crainte ou le châtiment, l'ordre menacé ou troublé par le crime. Il croit, si j'ose parler ainsi, à Veunomie dans le monde, comme il la veut dans la cité ^. Par là il s'éloigne déjà de la doctrine grossière qui prête aux dieux un despotisme cruel, capricieux et jaloux. La justice même dont il fait l'attribut principal de la divinité est une justice sans colère, comme celle de la loi. Il ne croit pas que chaque faute reçoive son châtiment sur-le-champ. Le crime est tôt ou tard puni : voilà tout ce qu'il affirme. « Telle est, )? dii-il, « l;i justice de Jupiter, et on ne le voit « pas, à chaque faute, prompt à la colère comme « sont les mortels ^. »

On est donc très-mal fondé à voir un reflet des vraies opinions de Solon dans les paroles que lui prête Hérodote, puisque ces paroles ne sont

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