‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 29 sur 180 · Hymn. Homer.Apoll.,\. 190 sqq · texte numérisé non relu

Hymn. Homer.Apoll.,\. 190 sqq

2. Voir (lUad., Y, v. 382 sqq.) l'étrange récit que Dioaé fait à sa fille, blessée par Diomède, des mauvais traitements que les hommes ont fait essuyer aux dieux. (Cf. Iliad., V, vv. 330, 856, et XXI tôt. ; Hesiod., Scut. Hercul., vv. 359, 457 ; Odyss., IV, 397, cf. 385 ; X,321, cf. 136 )3« Insensé fils de Diomède, « ajoute-t-elle, « il ignore que celui- « là ne vieillit guère, qui combat contre les Immortels, et que ses en- <i fants ne se pressent pas à ses genoux pour le fêter au retour de la « Guerre et de l'horrible mêlée. »

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enfin, dans de grandes images, nous représenter, à l'issue de son dernier combat, le rival éphémère de l'immortelle Providence : suivons dans leur suprême séjour ces téméraires, ces adversaires des dieux, pour lesquels une ironie de leurs ennemis vainqueurs perpétue aux enfers les fatigues et les illusions de la vie terrestre. C'est Tantale affamé que leurre une éternelle espérance ; c'est Sisyphe acharné à recommencer sans fin un effort toujours stérile , c'est Tityus obstiné à reproduire l'aliment de son supplice. Ici les Danaïdes poursuivent sans relâche leur entreprise insensée; là Ixion, attaché à la roue fatale qui tourne sans avancer, s'élève et retombe au point qu'il croyait avoir quitté : figures impérissables qui resteront gravées dans la mémoire de l'homme, tant qu'un mystère lui cachera sa destinée ; mais, en même temps, figures propres à la Grèce, qui les a créées, et par lesquelles les imaginations frappées rendaient hommage dès Homère, et bien auparavant peutêtre, à un dogme que la foi tardait encore' à s'avouer.

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