‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 39 sur 180 · Aristot., Magn. Moral · texte numérisé non relu

Aristot., Magn. Moral

2. Plat., tom. II, pag. 451 !• {De Virlvic morali), édit. Paris. J624 o. "rgpiç (racine ÛTîlp).

sion : si Sophocle paraît entendre la nétnésù ■ comme Homère^, et la distinguer nettement de la jalousie, Escliy4e déjà rapproche ^ ces deux idées et semble les identifier; Euripide nomme jalousie le sentiment qui réprouve les excès et les crimes^; un Hippias, le même, selon toute apparence, que le sophiste mis en scène par Platon, disait qu'il y a deux espèces de jalousie, l'une juste, qui a pour objet la prospérité des méchants, l'autre injuste, qui s'attache aux bons 4 : la première n'est autre évidemment que la némésis d'Aristote. '

Ainsi la némésis humaine, ou sentiment moral de la désapprobation, voisin à l'origine de la jalousie, comme tombant spécialement sur les excès, finit par se confondre avec elle dans la langue commune, bien que l'exactitude et l'esprit de système persistassent à l'en distinguer. Par une conséquence nécessaire, la némésis et la jalousie divines furent prises très-souvent l'une pour l'autre. Ainsi, il est évident qu'Hérodote prête exactement le même caractère à la némésis qui, selon lui, frappa Crésus dans la personne d'un de ses fils ^, et à la jalousie par laquelle il explique la défaite de Xerxès ^.

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