‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 40 sur 180 · Herodot., YIII, 119 ; cf. «schyl., Pers., v · texte numérisé non relu

Herodot., YIII, 119 ; cf. «schyl., Pers., v

Dès lors, il n'y a pas lieu de s'élonner si, de bonne heure, des esprits préoccupés de la croyance à la justice divine s'autorisèrent de cette confusion des idées de jalousie et de riétnésis^ pour ébranler, par l'indépendance de leurs interprétations, le préjugé populaire, dont ils adoptent au surplus la formule, et senîblent même ailleurs accepter toutes les conséquences. « On écarte de soi, » dit Pindare, « les malheui-s « issus de la jalousie, quand, parvenu au faîte, « tout eu jouissant paisiblement de sa prospé- « rite, on sait éviter l'excès funeste ^. » Eschvle développe la même pensée^ : « Il y a un pro- « pos accrédité dès longtemps chez les mortels : « c'est que le bonheur humain, parvenu à son a comble, engendre, et ne meurt pas sans ence fants; que du sein de la prospérité germent « pour les familles d'affreuses calamités. Seul en- « tre tous, je pense autrement : une action impie « en produit d'autres qui portent tous les traits « de la race; mais le bonheur, dans la maison « du juste, donne toujours naissance à une belle « postérité. » Puis il montre l'excès, chez les méchants, entraînant à sa suite de nouveaux excès, et enfin l'inévitable châtiment.

L'idée qu'Eschyle suhslitue ici de son chef à l'opinion répandue dont il fait mention, c'est que

1. Pind., Pytii., XI, 82^ avec la correction de Sclmeidewin ; cf. id., Isihm.j lir, 9.

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