‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 45 sur 180 · Herodot., I · texte numérisé non relu

Herodot., I

, 2. Herodot., ir, 158.

barbares vont se frayer à eux-mêmes la route que l'Egypte ancienne a craint de leur léguer. El quelle religion peut désormais s'en alarmer?

Les nations chrétiennes croient que la terre a été faite pour l'homme, et qu'elle lui appartient; elles savent que nous avons été mis ici-bas avec la liberté et pour l'empire, et que nous ne pouvons aller contre les desseins de la Providence en travaillant, pour le bien commun, à l'exécution de la loi éternelle qui assujettit la matière à l'intelligence.

C'est faute d'avoir été pénétrée de ces vérités, que l'antiquité païenne a pu considérer les efforts de l'industrie humaine comme attentatoires aux droits de la divinité. Partant de ce principe, il n'est pas d'entreprise hardie tentée par l'homme pour s'affranchir ou 'se rendre plus heureux, qu'elle n'ait taxée d'impiété ; et la trace de cette erreur se retrouve jusque dans des monuments bien postérieurs à l'âge que nous considérons. Nul n'est tenté de prendre au sérieux l'ortho-' doxie des écrivains romains de l'époque impériale. Néanmoins ce n'est pas sans étonnement qu'on entend Virgile mettre la navigation , et même l'agricultuie, parmi les restes de perversité que verra d'abord subsister la renaissance prochaine de l'âge d'or^; Horace maudire la nef sacrilège qui se fraye d'un monde à l'autre un

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