‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 47 sur 180 · Horat., Carm., J · texte numérisé non relu

Horat., Carm., J

•'.. Plin., Hist. Nat:, XXXHI, 1. Cf. Horat., Carm., III, 3, v. 49 sqq.

3. Dionys. Halicam., Antiq. lioin., 1, 17. — Cette idée de la misère humaine, qui fut si familière aux descendants des Pélasges, les épi- Ihètes Iraditionnelles qui l'expriment déjà chez Homère, ne doiventelles rien au souvenir cnn''us de ces antiques infortunes? Peut être faut-il également reconnaître les aïeux de la race grecque dans res Cyclopes d'Homère, qui joignent l'impiété à tous les caractères d'un peuple primitif: les Pélasges avaient connu la prospérité avant d'encourir la colère divine.

toujours féconde eu visions, avait mélamorpliosé certains inventeurs en êtres fantastiques. Les premiers cavaliers devinrent ainsi des Centaures : et peut-être la forme bizarre prêtée aux dieux marins avait-elle été attribuée d'abord au premier nageur qu'on avait vu se hasarder sur les flots. Quelques artistes créateurs passaient pour investis d'un pouvoir mystérieux qui les mettait en rivalité directe avec la divinité. Sous l'allégorie des ailes fabriquées par Dédale, l'antiquité reconnaissait déjà les premières voiles ^. Ce même Dédale ^, après Vulcain ^ et Prométliée 4, avait su, disait-on, animer la matière façonnée par ses mains : symbole de la vie apparente que des yeux encore peu difficiles s'étonnaient de trouver dans les productions d'un art nouveau. Les Telchioes, ces antiques habitants de Pihodes, qui, selon quelques-uns, avaient inventé la statuaire ainsi que l'art de travailler le fer et l'airain, joignaient à celte double gloire la réputation d'enchanteurs malfaisants, qui faisaient servir leur science magique tant à la perturbation de l'ordre établi dans la nature, qu'à la destruction des êtres ^.

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