Marc. Antonin., m
pologie que Platon lui prèle, ne se défend-il pas encore de la prévention, accréditée par les Nuées d' Aristophane, qui lui imputait la connaissance des phénomènes célestes ^ ? Nous pourrions méconnaître la portée de cette déclaration d'ignorance. Mais Xénopiion nous apprend que son maître réprouvait les recherches astronomiques^ d'abord comme disproportionnées à la faiblesse humaine, puis comme vues avec défiance par les dieux ^.
Le nom de Socrate, auquel nous avons fait aboutir la présente période, nous avertit de terminer ici celte partie de notre exposition. Mais les idées dont*il vient d'être question en dernier lieu ne sont pas tellement propres à l'antiquité, qu'on puisse se croire dispensé de les juger quand on les a fait connaître. Presque de nos jours, INémésis a trouvé chez le religieux Herder un défenseur convaincu^ : et, s'il faut l'en croire, la partie adverse, ce que nous avons nommé d'après les Grecs YExcès, ne manquait point dès lors d'avocats. On peut donc regarder ce vieux procès comme encore pendant : et