Pausan., I, 33, 3 ; Yll, 5; Tzetzes ad Lycophr., v
bloc de marbre que les Perses avaient apporté de Paros pour en faire un tropbée. Quoi qu'il faille penser de ces diverses anecdotes, on peut affirmer que la statue de Rbamnunte n'offrait aux anciens mêmes qu'une image méconnaissable de INémésis. Il n'en est pas ainsi des deux Némésis qu'on adorait à Smyrne : ce sont les médailles de cette ville qui nous font connaître le plus sûrement les attributs par lesquels l'art antique distinguait habituellement la déesse de la jalousie divine : et la littérature du siècle de Périclès concorde avec le témoignage de ces monuments, hormis en ce seul point que le nom de Némésis s'y trouve partout au singulier : d'ailleurs elle nous aide peut-être à démêler l'origine de cette seconde Némésis dont la figure caractérise les médailles smyruiotes.
Vers le même temps où l'on trouve enfin les attributions de Némésis déterminées avec précision par la poésie, on commence à rencontrer chez les écrivains ^ le nom d'une divinité qui, Certainement, avait été distincte de la déesse adorée à Rbamnunte, si elle ne l'était encore, Adrastée.
Le culte d'Adrastée ne paraît pasj comme celui de Némésis, originaire de la péninsule grecque. C'est eu Mysie, en Phrygie, sur les bords du