SopliocL, ElecL, vv
dans l'antiquité au sujet d'une seconde et plus fameuse ISémésis de Rhamnunte, celle qui était attribuée généralement soit à Phidias, soit à son élève chéri Âgoracrite^
Cette statue, prisée très-haut par les anciens, n'était pas moins remarquable par sa singularité que par sa perfection : non que le fragment informe qu'on y rapporte suffise pour nous en donner une idée. Mais la description de Pausanias convient à une Vénus bien plutôt qu'à une Némésis : et le même auteur nous apprend que la Némésis adorée à Rhamnunte était réputée fille de l'Océan '-, ce qui s'éloigne peu de la fable accréditée au sujet de la naissance d'Aphrodite. Sans rechercher jusqu'à quel point une analogie primitive entre les deux déesses pouvait justifier cette confusion de légendes et d'attributs, nous nous en tiendrons au témoignage de Pline, d'oii il résulte que la statue de Rhamnunte avait été faite pour représenter Vénus : et que, faute d'a^ voir reçu la destination à laquelle l'avait appropriée son auteur, elle fut placée, sous le nom de Némésis, dans le sanctuaire dont elle a gardé le nom.
Une autre tradition^ fort suspecte, mais dont l'existence même est un fait précieux à recueillir, rattachait à la victoire de Marathon l'origine de ce même chef-d'œuvre, tiré, disait-on, d'un