Hom., Orf.,XVm, V
DANS LA MYTHOLOGIE ET DANS L'ART. Ii3
mesure et à un sceplre. C'est un sceptre, selon Zoega, qui fait remarquer que cet attribut n'a rien de caractéristique. De même, ce qu'on a pris pour une fronde sur quelques monuments n'est peut-être que le frein dont il a été question plus liaut , ou bien encore ce fouet avec lequel Némésis, dans Nonnus, pourchasse les mortels orgueilleux^. Il y a doute également en ce qui concerne le joug dont on a cru trouver la mention dans l'hymne de Mésomède à Némésis, et l'apparence dans certains emblèmes difficiles à déchiffrer. Ce joug serait alors celui de la Nécessité ou de l'Adrastée primitive, le même qu'Horace nous montre appesanti sur les hommes abandonnés de la Fortune^. Mais, comm.e le remarque Manso , le mot employé par Mésomède ^ peut tout aussi bien désigner une balance; ce qui concorde beaucoup mieux, sinon avec les idées accréditées au sujet de Némésis, du moins avec les vues particulières du poëte, qui en fait une fille de la Justice.
Une figure, dont la pose rappelle en tout la Némésis dépeinte par le même Mésomède, nous montre la déesse, la tête penchée et les yeux fixés sur son sein, écartant le voile dont il est couvert. On a cru voir dans le mouvement par lequel la déesse porte en avant une partie de