G. Millier, Denkm., II, fig
3. G. Millier, Denkm,, II, fig. 670. Cf. Anthol. Gr,, éd. de Boscli,
DANS LA MYTHOLOGIE ET DANS L'ART. il7
tre le rôle dévolu à Némésis et celui de l'espérance, une opposition que la sagesse antique aimait à faire ressortir, «c Le mieux, » disait un poëte, et est de ne pas faire violence aux dieux, « et de se contenter de sa part : l'amour de ce l'impossible nous fait perdre souvent ce que « nous avons entre les mains ^. » Théognis va jusqu'à identifier espérance et péril ^. Pindare ne cesse de prémunir ses héros contre le danger des espérances téméraires : « Ne porte pas plus
« loin tes regards, » dit-il, « Dieu seul dis-
« pose de l'accomplissement des espérances, « Dieu, qui atteint l'aigle ailé, devance le dau- « phin des mers, et dompte le mortel orgueil- (f leiix ^. » La fonction qui est prêtée ici à la divinité prise en général l'était quelquefois aux Mœres ou Parques, comme dans l'hymne orphique à ces déesses "î^ : mais, le plus souvent, on en faisait une des attributions de Némésis, qui, dans \ Anthologie, se nomme elle-même le contre-poids des espérances^.
On est tenté d'abord d'expliquer par une opposition analogue un rapprochement où paraît s'être également complu la sculpture antique,
I.xxv, ep. 3 (expliquée par W^elcker à la page 392 des Abhandlungen de Zoega).