Hymn. Orphie, LIX
.5. Anthol. Gr., éd. de Bosch, IV, xii, epig. 71. »
as i;iDÉE DE NÉMÉSIS
celui d'Éros (l'Amour) et de Némésis. Mais, en réalité, les compositions de ce genre doivent élre rappoitées à un ordre d'idées beaucoup moins sévères. Par exemple, sur une pierre gravée, Éros garrotté devant une statue de Némésis ne figure sans doute que le châtiment des cœuis durs et hautains qui, après avoir dédaigné l'amour, finissent par y trouver l'esclavage*. Ailleurs, sous l'emblème d'un papillon que l'Amour tient captif entre ses doigts, et montre d'un air de triomphe à la redoutable déesse ^, il est aisé de reconnaître une âme punie de son inconstance ou de son insensibilité. En réalisant pour les yeux les fictions galantes de l'anacréontisme, la sculpture n'était pas sans doute plus sérieuse que la poésie dont elle s'inspirait : et c'est faire trop d'honneur à ces jeux du ciseau, intéressants seulement pour l'histoire des mœurs et du goût, que d'y chercher subtilement les vestiges d'une tradition religieuse ^.
Telles furent, à diverses époques, mais toujours conformément aux idées accréditées et mûries dans ce second âge, les traits prêtés par la poésie et l'art à la déesse de la jalousie divine. D'autres vinrent s'ajouter plus tard à cette première image et la défigurer. Les interprétations