‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 75 sur 180 · Cf. Islhm., VII · texte numérisé non relu

Cf. Islhm., VII

DANS LA LITTÉRATURE. 12o

elle-inônie, telle qu'on la trouve déjà chez Homère. Ce qui est plus propre, sinon à Pindare, du moins à son temps, c'est d'avoir rattaché étroitement ce précepte à la religion, d'avoir enseigné la modestie au nom du respect dû aux dieux ^, et fait de l'humilité mi devoir placé sous la sanction de la jalousie divine. « Ne cherche « pas à devenir un Jupiter.... un dieu ^ : » c'est en ces termes que Pindare aime à prémunir ses héros contre les entraînements de l'orgueil ; et, non content de les avertir des dangers auxquels ils sont exposés, il s'adresse à la divinité même pour désarmer sa jalousie^, à Némésis pour la fléchir en faveur de ces mortels trop heureux ^. Une telle erreur paraît singulière chez Pindare, dont la religion est plus pure que celle de ses devanciers, plus précise en ce qui concerne l'autre vie^, plus soucieuse de la majesté divine^. Nous voyons néanmoins qu'il n'acceptait pas seulement le dogme populaire de la jalousie des dieux sous la réserve de l'interprétation qui l'amendait en le défigurant. Soit qu'il ne sût pas bien lui-même comment il l'entendait, soit que les contradictions oii il paraît tomber " proviennent de ce qu'il exprime tantôt l'opi-

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