Agam., v\. 370 sqq., 468 sqq. — 3. Ib., v. 750 sqq
de Clytemiiestre^? ce long dialogue au sujet de la réception triomphale qu'elle veut lui faire et qu'il refuse, de peur d'empiéter sur les honneurs réservés aux dieux ^? les paroles de modestie qu'il oppose à d'emphatiques louanges^, et, lorsqu'il cède enfin, le vœu par lequel il essaye de désarmer la jalousie divine*? Sa prière n'est pas exaucée : le dénoûment de la pièce donne raison à la vieille formule contre la témérité de l'interprétation large adoptée par le chœur. Le chœur lui-même avait fini par le pressentir : « Trop de santé, » dit-il, « aboutit à une a fin misérable. La maladie v confine et la mece nacerle bonheur humain, en suivant tout, droit ce sa route, va donner contre un écueil invisicc ble ^ ; » et plus bas : « La prospérité est insa- « tiable chez tous les hommes. Personne ne c( ferme au bonheur la porte de sa maison que « déjà l'on se montre du doigt, en lui disant : tf N'entre plus^. w
Les deux idées que nous trouvons réunies dans VOrestie, à savoir celle de la jalousie divine et celle de l'expiation , le sont encore dans le cadre plus étroit d'une pièce, la seule qui nous soit parvenue de celles qu'Eschyle avait tirées du cycle thébain, cette mine si féconde en enseignements religieux , je veux dire les Sept