‹ Némésis et la jalousie des dieux [microform]Chapitre 85 sur 180 · Ib., V. 1001 sqq. — 6. Ib., v, 1331 sqq · texte numérisé non relu

Ib., V. 1001 sqq. — 6. Ib., v, 1331 sqq

contre Thèbes. Des deux parties bien distinctes, à plusieurs points de vue, dont celte tragédie se compose, la première, celle qu'on peut appeler épique, est remplie tout entière par un contraste entre la sagesse et la piété des guerriers thébains d'une part, et de l'autre l'audace et l'orgueil impies qui doivent être si cruellement punis chez leurs adversaires. C'est là qu*est nommé ce Jupiter Ne'mélor, qui n'est autre que Némésis élevée au rang de divinité suprême, véritable Providence de ce. diame terrible. A l'exception d'un seul, tous les chefs ligués contre la Ville aux sept portes étalent à l'envi leur présomption dans des emblèmes, dont les devises qui les accompagnent, les paroles qui les commentent, aggravent encore l'insolence sacrilège. Mais la piété du seul Amphiaraûs inspire plus de crainte au chœur et à Éléocle que ces vaines menaces dont ils tirent même un motif de confiance: «Capanée menace, tout prêt à combattre, cf outrageant les dieux, donnant carrière à sa « langue ; dans sa joie présomptueuse, lui, mor- « tel , il envoie au ciel , à Jupiter, un flot de « paroles sonores. J'ai confiance que la foudre « le frappera de ses feux, plus brûlants que « ceux de midi^. » L'événement confirme ces espérances. Si Etéocle périt, victime de la malédiction paternelle, la victoire demeure à

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