‹ Némésis médicale illustrée (volume 2)Chapitre 35 sur 43 · PRÉFACE DES PREMIÈRES ÉDITIONS · texte numérisé non relu

PRÉFACE DES PREMIÈRES ÉDITIONS

Tous les journaux de médecine, toutes les feuilles politiques ont rendu compte avec détail des événements qui se sont passésà l'École de médecine de Paris, le samedi 9 juillet. Ces événements que le Phocéen a été le premier à déplorer, et qu'il déplore encore sin cèrement, lui ont cependant présenté un côté plaisant dont il a cru devoir s'emparer. Il espère (pion ne lui saura pas mauvais gré de ses plaisanteries; quelques faiseurs ont déjà voulu exploiter au profit du privilège les désordres qu'une vingtaine d'agitateurs , peur la

plupart sans doute étrangersà l'École, ont co lis nu

peut-être même provoques dans un but secret qu Lancette [tonna bien dévoiler quelque jour. Il s'agil donc de balancer l'influence du canapé scolastique.

L'annonce fie la suppression du concours, admise ;i l'avenir par la majorité de la commission , chargée de rédiger le projet de loi sur l'enseignement et l'exercice de la médecine, avait nécessairement dû augmenter le mécontentement des élèves, déjà provoqué par les m

trigues nombreuses et dégoûtantes qui se sont croisées en tous sens, pendant la durée du concours actuel , dont le résultat a été la nomination tout a fait impopu laire d'un concurrent, M. Breschet, dont les connais seurs apprécient à leur juste valeur les travaux, mais qui n'a ni les qualités ni l'activité nécessaires pour faire un bon professeur.

Inde irœ : de là les vitres et les volets brisés; de là le siège de l'École; de là le poème du Phocéen, qui a dû porter le titre de YOrfilaide, M. Orfda y ayant né «essairement joué, et par son caractère et par sa posi tion, le principal rôle.

Quelles que soient les licences poétiques qu'on y trouve, le Phocéen espère que personne ne l'accusera d'être le fauteur ou l'approbateur de troubles que l'on éviterait peut-être si l'on accordait aux élèves la juste et large part qu'ils doivent avoir dans la nomination des hommes qu'ils paient pour les instruire, et si surtout certains intrigants ne cherchaient sans cesse à exploiter à leur profit l'ardeur de la jeunesse et sa tendance à réprouver avec force ce qui lui parait injuste et mauvais.

A MA KTIN -

En tous les temps Martin fut un beau nom Nom de commande, et connu dans l'histoire: Il me souvient, si j'ai bonne mémoire, Grâce aux accents «!•■ sa voix de basson. Qu'au tablier de ce bon La Fontaine A figuré quelque Marfin-UÀum.

Plus tard Voltaire, en heurtanl Desfontaine, A lait la nique à maître Aliboron, Autrement dit, je crois, Martin Fréron.

Do nos jours même en douce mélodie, Jusqu'à la Chambre, où i<mi se fait en beau

i Garçon <l«' bureau de l'École

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