‹ Némésis médicale illustrée (volume 2)Chapitre 34 sur 43 · VIES ADIEUX.— CONCLUSION · texte numérisé non relu

VIES ADIEUX.— CONCLUSION

Némésis étouffant aux vers dissyllabiques,

Je repris l'hexamètre, et sorti des Cliniques

On m'entendit flétrir d'un cri de liberté

Le mot déshonorant : Responsabilité.

Toujours prêt à heurter tout Taux dogme, tout schisme,

Ma verve redoubla contre le Magnétisme,

Et mon vers, soutenu d'un espoir d'avenir,

A la Phrénologie offrit un souvenir.

Descendu des hauteurs de la philosophie,

J'ai d'un bras vigoureux saisi la pharmacie,

Et malgré le trajet, sans dévier du but ,

De Y Université passant a Y Institut,

On me vit, dégagé de craintes inhumaines.

Des révoltants abus purger les quarantaines

Et je viens aujourd'hui, harassé niais joyeux.

Dans un dernier essai moduler mes Adieua

Adieu donc, ô vous tous qu'étonna mon audace . Qui, de l'amphithéâtre envahissant la place.

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290 \I\(,T Ol ATRIEMK SATIRE.

Me suiviez animés d'un différent espoir ;

Qui charitablement pensiez qu'avant le soir

Le souffle manquerait à ma grêle poitrine;

Oui, palpitants d'effroi sous ma verve chagrine,

Guettiez l'instant heureux, mais qui n'arrivait pas,

Où ma foi phocéenne aurait fait un faux pas,

Et, témoins inquiets de l'orageuse lutte,

Pour battre d^s deux mains attendiez ma culbute;

Hommes d'autorité que je reconnais là,

Désormais égayés aux chansons d'Orfîla,

Craignez, pourtant, craignez, si vous allez trop vite.

Que le Phocéen mort bientôt ne ressuscite;

Je suis loin, voyez-vous, de toucher aux vieux ans,

Et pourrais bien encor de distiques cuisants

Arrêter les éclats d'une joie imprudente.

Sous un sourcil ridé l'âme est souvent ardente;

Sensible au désaccord d'inconvenants caquets,

Je pourrais fustiger encor les perroquets.

A des concours nouveaux est ouverte l'arène;

Digue encor formidable au flot qui nous entraîne,

VIES (VDIEI \ CONÇU S10W

Tant que vôtre Orfila c'aura point aboli

L'ordre depuis neuf ans par Broglie établi,

Kl de l'art que menace un perfide artifice

Bridé l'enseignement <-t gêné l'exercice;

Que dis- je! même alors que par un temps il ai rêl

De toute garantie il nous dépouillerait,

Que, pieds ci poings li<;s, s;i folle imprévoyance

Aux ignares laveurs livrerait la science;

En ces nouveaux combats dût ma verve tarir,

.!<■ renaîtrais encor pour vaincre ou pour mou ri i

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1. M. Ortila n'a pas craint dernièrement de chauler la chanson de la

reine fierthe, dans les salons de M. Salvandy, alors ministre de

l'instruction publique. C'est ce que je ne ferais pas si j'étais doyen... Si

j'étais expert devant les tribunaux, je ne voudrais pas non plus que Tau

leur spirituel de la complainte sur un procès célèbre put dire de moi

Mais quand Raspail arriva Soudain Orfila Gla.

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