CHANT TROISIÈME
at iiiiik horrentia Marti»
\iiu.i. virumque cano.
Virgile.
licllone et Mars , apprèirz vos (luirons . Les professeurs sont parfois fanfarons : Pour célébrer leur brillante défaite .
Musc des camps, prête-moi ta trompette .
Kl que le son de mon cor belliqueux Tienne en éveil tous les éteins vaniteux.
336 VINGT-CINQUIKMK SATIRE.
Oh ! comme on vit la gent à souquenilles Se dépouiller de ses noires guenilles Et s'éclipser à travers les couloirs!
Pas un des pairs ne restait aux parloirs ; Le potentat , qui grelotte et qui sue , Montre du doigt une secrète issue ; Et cependant qu'aux portes du palais Les agresseurs assiègent les volets , Et cependant que guidés par des traîtres, Ils vont briser les carreaux des fenêtres; Minces d'effroi , par l'escalier du fond , Les criminels s'échappent au second.
De pièce en pièce et d'armoire en armoire Les plus tardifs de tout point repoussés , Dans certain lieu dont j'ai bien la mémoire, Mais dont le nom salirait mon histoire , Se sont, hélas! pêle-mêle entassés.
LORFILAIDE 337
Ah ! laissons- les dans ce lieu de délices; Sur d'autres points sont ouvertes les lices: J.c tintamarre à chaque instant s'accroît, Et de la cour le champ est trop étroit. Là sont aussi ces forbans de coulisse.
Dont tout L'essaim dans la foule se glisse , Soufflant partout un désordre fatal, Et s'éclipsant quand ils ont fait le mal. De celte horde il fallait voir la rage : Des sons aigus que la vitre rendait On aurait dit que leur sort dépendait; Sur les volets exerçant leur courage , On les voyait bouillants , échevelés , Par les limiers tour «à tour appelés , D'un lourd bélier que l'un d'eux improvise Frapper au chœur la scolastique église; Les poings fermés entourés d'un mouchoir, Sur les vitraux d'autres se laissent choir, Kt pleins d'orgueil de leurs exploits d'Hercule, Heurtent du dos la foule qui recule.