LES HOPITAUX ET LES CLINIOUES
Non, je n'ai pas tout dit; des fanges <lc l'École Se détache aujourd'hui ma bouillante parole; D'un adieu prolongé saluant ses tréteaux, Mon ardente espérance est toute aux hôpitaux; Où mon but est marqué le devoir me ramène. Mon cœur brûle déjà d'une foi surhumaine;
Aux peines, aux travaux mon visage pâli
Témoignait malgré moi d'un organe affaibli,
Mais près du lit du pauvre, où je reprends ma force,
La sève rajeunit ma renaissante écorce,
Et lorsque le sujet s'étend et s'agrandit,
Puis-je me taire, moi, moi qui n'ai pas tout dit!
Oh! que d'élans encor dans mon àme oppressée; Comme je m'abandonne au flot de ma pensée, Quand je songe au besoin sans cesse répété Qu'ont de nos hôpitaux l'art et l'humanité! Si le juste dédain qu'inspire une guenille D'un perroquet bavard perce la souquenille, Si l'inutilité de ses poudreux ébats Le force à redescendre au niveau le plus bas ; Que m'importe le flux qui, balayant la plage, Rejette au sein des mers un menteur étalage?