‹ Némésis médicale illustrée (volume 2)Chapitre 10 sur 43 · LES HOPITAUX KT LES CLINIQUES · texte numérisé non relu

LES HOPITAUX KT LES CLINIQUES

Tel, admiré d'abord pour nous avoir surpris, Bientôt à juste titre est payé de mépris L'orateur ondoyant dont la souple éloquence Sans foi, sans probité s'anime et se dépense; Dont lame ne s'arma d'un vigoureux essor Qu'au son surexcitant de l'argent ou de l'or, Dont je trouve au gousset l'avilissant arcane Qui lui fait agiter l'antre de la chicane. Qu'il nous livre à haut cours et même à prix coûtai is Son art, ou sa parole, ou ses orviétans, De tout Pasquin public à formule factice Le bon sens qui s'éclaire :i bientôt fait justice; Ainsi quand du scrutin sort, pareil au projet. Le chiffre exagéré qu'on retrouve au budget, Le pays, indulgent au ministre qu'il tance, Reproche au député sa stérile jactance; Ainsi quand aux sursauts d'un élan emprunté Sème orgueilleusement sa vaine piété Un froid prédicateur, Escobar a l'enchère, On rit des craquements <|u il imprime à sa chaire;

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Mais le prêtre modeste et de charité plein , Dont le cœur bat d'amour sous son habit de lin, Et dont la voix dément toute parole austère, Trouve l'écho fidèle à son saint ministère ; Mais le pauvre docteur qui d'un double devoir Dispense aux hôpitaux son temps et son savoir, Pasteur à don gratuit qu'aucun lucre ne tente, Ou qui de ses deniers va payer la patente, Rencontre tôt ou tard un appui mérité.

Tel l'homme que le sort traite en enfant gâté, Et dont la déshérence enrichit les hospices, Trouve à son lit de mort de souriants auspices.

Que d'abus cependant à réformer encor!

En ces lieux où se vend le cuivre au prix de l'or, Souvent des employés à l'infidèle compte De voler l'indigent n'ont pas rougi de lion le.

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El siii- le prêt modique offert à l'aegrotant, Souvent un bénéfice enrichit le traitant;

Vêlements et boissons, remèdes, nourriture. Tout s'y livre à forfait comme en vaine pâture. Que de fois des agents de la veille venus, Pauvres, sans une obole, en sabots ou pieds nus, Qui d'un jeu fructuant à rapide pécule Sortent la bourse pleine, et d'un char à bascule Jettent au protecteur qui les prit en pitié La fange et le dédain qu'ils reçurent à pied!...

Oh! quand viendra le temps où, d'un étai facile Soutenant l'indigent jusqu'à son domicile. Les prévenants secours qu'on devrait échanger Chercheront l'homme riche et l'obscur étranger: Où le fisc qui s'amende, à tailles modérées Par d'équitables mains justement pondérées,

Aux membres mutilés du malheureux troupeau Cessera d'imprimer ses ongles sur la peau; Où d'un commun accord de la grande famille Naîtra ce sentiment qui chez le juste brille? Alors plus d'hôpitaux, ou l'hôpital pour tous, Maison vaste et commune où pour chacun de nous Un lit sera dressé dans une égale chambre; Du soleil de juillet aux brumes de décembre Une atmosphère égale au bienfaisant secours, Des douleurs, de la mort y sauvera nos jours ; Obéissant alors à la loi de prudence, Mutuels assurants, banquiers de prévoyance, Homme sain et malade, innocent, criminel, Tous nous y recevrons le baiser fraternel.

Aurore qui préside à d'heureuses journées, Déjà que de bienfaits pour nos vieilles années!

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