Némésis médicale illustrée
Du jour où la société lui régulièremenl constituée . des esprits intelligents, «1rs cœurs passionnés surgirent de son sein de huiles parts; la passion lii éclore en eux l'enthousiasme . el de l'enthousiasme naquil la poésie. Ossiau. dans les climats glacés «le l'Ourse, n'eut pas plus de maitre qu'Orphée dans les champs de la rhrace, ou le bramine Rilpav sur les rives de
vi PRÉFACE.
l'Indus. Les poètes, selon leur nature, se parlagèrenl le domaine de la poésie, inspirés par le sentiment <le la vénération, exaltés par ce mystérieux penchant qui pousse l'âme intelligente vers la recherche de l'inconnu (instinct charmant que la phrénologie honore du nom barbare de merveillosité) , ceux-ci chantèrent les exploits des héros et la gloire des dieux. D'autres, esprits satiriques, malicieux, frondeurs, s'attachèrent, comme le Grec Archiloque , comme Aristophane, comme Horace1, Ju vénal, Tacite et Perse, à îa critique des personnages et des événements de leur siècle.
En Fiance et en Italie, la poésie héroïque et la satire ont constamment marché de pair. Les premiers maîtres dans ces deux genres lurent les ménestrels , les troubadours, plus tard les trouvères :
Ils parcouraient toutes les cours Pour célébrer toutes les belles.