LES FUNÉRAILLES DE DUPUYTREJN
Quand le triste parti dont Périer était l'àme, D'un ell'ort couvulsif agitant l'oriflamme, Au reflet incertain de pâles oripeaux (iuidait son corbillard vers le champ du repos; Aucun trépignement n'accompagnait cette ombre, Et le corps revêtu «l'un voile froid el sombre,
Quittant son frac de cour pour des habits de deuil. Officiellement descendait au cercueil.
Ah! ce n'est point ainsi que des luttes publiques Arrivaient au tombeau ses amis politiques, Tribuns morts à la tâche et martyrs de leur foi, Et Lamarque, et Constant, et Manuel, et Foy.
On entendait alors gémir la France entière; Et du peuple agité l'ondoyante bannière, Belle de chevelure, à plis désordonnés, Marchait à des signaux que nul n'avait donnés.
Plus calme, et cependant non moins grande et moins belle. Où se rend cette foule à marche solennelle.