‹ Némésis médicale illustréeChapitre 20 sur 29 · LES FUNERAILLES DE DIPIYTREN · texte numérisé non relu

LES FUNERAILLES DE DIPIYTREN

Qu'elle le juge en proie a (las pensers distraits,

D'une lèpre douteuse il a saisi les traits,

Deviné le fongus à l'aspect équivoque;

A l'illustre étranger qu'à dessein il provoque,

Par un mot caressant de sa bouche sorti .

Il se plaît à donner un sanglant démenti,

De questions sans lin l'assaille et le torture.

Lui dément tour à tour, lui prouve une fracture .

Et d'un abcès profond , qu'il l'oblige à nier,

Son scalpel insolent traverse le loyer.

Non que j'aime à vanter cette humeur tracassière; Louangeur maladroit de tours de gibecière; D'un complaisant discours oserais-je étaler Des actes déloyaux que je voudrais celer.' Ah! sous un autre aspect admirons l<- grand homme! Est ce Barthe ou Dupin (pie Dupuytren se nomme/

Talleyrand médical, doit-il à tout propos Briller de repartie et s'user en bons mots ? Bientôt il y perdrait sa finesse et sa grâce.... Mais tremblant sous le coup d'une haute disgrâce , On l'a vu, dira-ton, sans esprit et sans sel,

Dans les salons royaux égarer un missel 4

A de tels souvenirs pourquoi hocher la tête ? Aux faiblesses de cour l'homme aisément se prête . Et l'État, s'il répugne à de lâches moyens, Doit au lieu de sujets former des citoyens.

On ajoute qu'un jour la royauté flétrie Au baron maladroit refusa la pairie , Et que par cet échec son pays averti Du mandat-citoyen ne l'a point investi ; Et cependant juillet, en dénudant le trône , A brisé son solstice et hâté son automne !

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