‹ Némésis; satire hebdomadaireChapitre 131 sur 133 · ÉPILOGUE. i · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE. i

Comme moi peut le tendre au cri de liberté.

Il me faut maintenant , pour retremper ma vie,

Pour ressaisir la paix au poète ravie,

Il me faut ce doux bruit que fait sur les essieux

La roue, aux clous de fer, roulant sous d'autres cieux ;

Il me faut au printemps ce vent frais qui restaure

Et joue au grand chemin dans les plis de la store,

Et ces panoramas que l'agile prison

Déroule à chaque instant au changeant horizon.

Oh ! quand j'aurai revu les collines aimées.

Les îles de parfum sur mon golfe semées, '

Les bois harmonieux, dont le feuillage amer

Imite avec sa voix l'orchestre de la mer.

Alors, si revient l'heure où tout homme se lève,

Oii l'on fait de sa plume une pointe de glaive ;

Si , pour venger encor les droits du peuple enfreints,

Il faut mettre sur pied un corps d'alexandrins,

Je prendrai de nouveau le casque et la cuirasse ;

Dans l'arène battue où j'imprimai ma trace

Je viendrai , comme Entelle, aux yeux des combattans,

Roidir un bras connu qui combattit sept ans.

en ce moment ; c'est la Némésis médicale , œuvre étrange , donnant un démenti perpétuel à la Fable , qui prétend qu'Esculape est fils d'Apollon. 1. Les lies d'Hyères.

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