‹ Némésis; satire hebdomadaireChapitre 55 sur 133 · M. SÉBASTIANI · texte numérisé non relu

M. SÉBASTIANI

Aucun. Vous le savez, parmi vos subalternes, Je suis seul étranger aux affaires externes ; J'apprends, tous les matins, du Journal des Débats Ce qu'on fait en Pologne et dans les Pays-Bas. Je puis vous garantir la paix universelle ; Hier Saxe-Cobourg s'est fait roi dans Bruxelle ; Le choléra-morbus, qui suit son droit chemin, Vient d'entrer en triomphe à Francfort-sur-le-Mein. Je vais à dom Miguel , en ministre économe. Ravir mes flagellés Sauvinet et Bonhomme ; ^ La Pologne est toujours destinée...

M. PÉRIËR.

Ah ! c'est bien !

Nous voyons clairement que vous ne savez rien. Inventons : pour passer nos trois mortelles fêtes. J'ai dans mon arsenal deux ruses toutes prêtes : D'abord pour réjouir le peuple du faubourg. Je vais faire venir dom Pedro de Cherbourg ;

I. Plusieurs citoyens finançais, établis à Lisbonne de l'aveu même du gouvernement portugais, se virent, sans aucun motif et contre tous les principes du droit des gens, en butte aux persécutions les plus révoltantes. MM. Sauvinet et Bonhomme furent ceux qui eurent le plu> à souffrir. Le dernier, même, subit une condamnation inramantc. C'est i)our demander réparation de cette insulte faite à la France dans la personne de quelquesuns de ses eufans, qu'une escadre, sous les ordres du contre-amiral baron Roussin, força les passages du Tage le 11 juillet 1831, et se présenta devant Lisbonne. Le gouvernement portugais se hâla d'accéder aux demandes de la France, et supporta tous les frais de l'expt'ditioii.

J'affuble d'un frac vert cet empereur fantôme, Et le livre aux vivat de la place Vendôme.

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