‹ Némésis; satire hebdomadaireChapitre 60 sur 133 · CRI DE GUERRE · texte numérisé non relu

CRI DE GUERRE

■4 août, 5 heures du soir.*

Que l'horizon est noir! à notre cri de guerre

Le ciel a répondu par cent coups de tonnerre.

0 prodige! l'éclair, électrique chaînon.

Tombe pour allumer notre premier canon.

Nous acceptons l'augure : en avant! l'heure sonne

Où tout cœur d'homme vibre, oii toute chair frissonne;

Bats la charge, tambour! grande armée, en avant!

Vexillaires, livrez les enseignes au vent !

Que sous le ciel du Nord les strophes marseillaises

Éclatent dans les bois de pins et de mélèzes !

1 . Au moment où le cri de guerre retentissait dans Paris, le ciel, depuis longtemps si serein, nous versait un orage épouvantable accompagné de tonnerre et d'éclairs.

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