LA GUERRE DE M. PERIER
Depuis que Charles-Dix, au jour de sa détresse,
Emporta dans l'exil Diane chasseresse.
Et tous ses dieux vaincus, ces pénates des bois,
Qui suivirent toujours les Bourbons aux abois,
Le silence régnait dans les parcs de Versailles ;
Les coqs aux ailes d'or, les chevreuils des broussailles,
Dans l'opaque Meudon aux verdoyans abris.
Goûtaient sous Casimir une paix à tout prix^
0 douleur ! oubliant sa champêtre justice^
Girardin a rompu quinze mois d'armistice ; ^
Girardin, dont le nom est, depuis quatorze ans,
L'épouvantail des cerfs et l'effroi des faisans.
Au rond-point de Meudon, sur la pelouse verte,
Ge grand-veneur a dit que la chasse est ouverte ;
Périer, parodiant son légitime roi.
Suivi de ses piqueurs, arrive en palefroi.
Et pour se ménager une chance future.
.■..,,,,.■(, t. M. Girardin était grand-veneur de Charles X.