LE MYSTERIEUX SOUS-MARIN
C'était la veille de Noël ; il y avait juste deux mois que l'aMx' Bcnuinl avait accepte lu charge de curé do Nomoville. Depuis quelque tempe, il était très occupé. Dès son arrivée, à la ville sous-raarinc, le curé «'était préoccupé d'impro- \'iser une chapelle, où il {lourrait dire sa messe chaque matin. Un soiw-marin qui avait été abandonné par une famille qui avait préféré retourner vivre sur la terre, avait été mis à m disposition. On n'y était pas grandement, surtout le dimanche, car les habitants de Némoville aimaient ù assister à la messe et quelques-uns étaient obligé>s d'entendre l'office di\'in dans le couloir.
Or, ce jour du vingt-quatre décembre, l'abbé était très occupé, car on lui avait demandé (le célébrer la mossc de minuit, et il aurait voulu donner à cette messe autant de solennité que le I)ermettait les lieux.
Vers dix heures, Roger dit à l'abbé:
— " Voule»-vous venir faire une petite promenade avec Paul et moi? " Le curé accepta,
NEMOVUXE. M
et Roger le conduisit yen le centre de la ville. Ton! le inonde paraifloit gai, ce soir-là à N> On parcourut les rues-couloirs,
touiv» ••t-iuirces à lV>loctricitc, et on pénétra dans tin sous-marin que le prêtre n'avait pas encore visité.
I.o prêtre n'était pas curieux, mais le uy»> tcTi; de ce 80u»-niarin, ' le ne paraissait habiter, Tuvait pu: „ué. — "Passes le premier, monsieur Tabbé," lui dit Roger, et le ' do sousmoriii ^ et de joie.
— "Quei I, fit-il, c'« uifique!"
— '* C'est le cadeau de Noël de Ncmo^lle à son curé, rii)ondit le . ir. Aimes-
vous votre église, monsieur < uw^ .
I/abl' ' riiit de joie. On o;ii« ri-ht dans les <•> lus bruits de pas, c'éuiii ut U-*
Némovillicns qui venaient présenter leur» hommages ù leur cun'>, et Roger, au nom do tous, offrit au prêtre 1 Valise sous-marine: " Nous y avons tous travaillé, expliqua-t-il ; les uns ont modelé les Ptatuc8, les autres ont fuit les plans et les enfantii eux-tuémos ont fuit leiu* part, en recueillant sur la grève les colimaçons qui ornent
le maitre-autel." L'abbé était visiblement ému ; il ne pouvait que répéter:
— " Merci, merci, mes bons amial "
Et c'était un spectacle bien étrange que cette scène, qui se passtiit par ce soir de Noël, sous les flots de rOci'un. Lee grands iranaatlantiquee, qui passaient à quelque distance ne contenaient pas une foule plus joyeuse ^* v^"" insouciante.
Roger donna le signal de retourner chacun cheZ'Soi, en demandant à tous de revenir lorsque la cloche annoncerait la messe do minuit L'ahlK' Bernard et Uogcr sortirent les derniers de l'église, et se dirigèrent vers le " Nautilus," où l'abbc éprouvait le besoin de se reposeï^, après tant d'émotions.
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