LE RETOUR DE PAUL LAMONTAGNE
Paul La:.: • avait n- '' aa mi»-
sion à terre et r le cœur ; t la ville
sous-marine. Le temps lui avait paru long, loin (le sa Jeanne hien-ainu'e. II lui tardait de la revoir, il se projxxsait de rire avec elle du pree* sentiment qu'elle avait eu, lors de son départ Elle avait pleuré en le quittant, et cela lui avait fait regretter de no Tavoir pas emmenée avee lui; mais il savait que le docteur de Cliantal comptait l)caucoup sur sa fille pour le soin des malades, et les jeunes époux avaient fait le aacrifko de cette première séparation, qui ne de» vait, d'ailleurs, durer que quelques heures.
Paul, heureux, se mit à chanter à tu-tête:
Vogue, iréle nacelle.
Vogue êur le$ flot» M«m.
Roméne-moi vert cette
Qui tait m« rendre kemrmut^
Vogue, vogue, frêle naeéUê,
Vogue, voçue eur lee fMe M«m.
NSHOVILUB. tf
Ttm^ frfle naeetîe, ' *« To9«« tur l<« flott hteut.
La wter e$t oaiwu et belle.
Le êoteil, radieu*.
Toçue, voçnt, îriH ■■adit, Toçue, toçue t%r let flot» hleuê.
Voffue, fr€l0 naetllg, Yoçue tur let floU hUu».
Prêt dm foyer, fLdile, M'attend Jeanne a«x doux yen».
Tourne, 90§me, frêU ttacelle.
Tagne, vogua tmr let flou Mmm.
— " Jrai-je dirBotemait ebei moi?" te de* manda-t-il, " Ou bien ebei Boger? " II prit oe dernier parti, et alla aoooiler au ** Nautilus.'*
Némoville offrait vraiment un aspect lio- ^lier, flottant ainsi entre deux eanz, et Paul ne put s'eapêfiher de le lemarquer, quoiqu'il fût habitué à ce apeotaele. '' Mais on est heureux cbei nous, murmura-t-il eomme oooelaéaQ À sa pensée, et notre petit royaume 8oat>marin \ aut bien tous les domaines de la terre."
Paul aborda le " Nautilus " et entra faire annonoer chci son ami. Il ne vH d'aboid que Roger, qu'il salua joyeusement, puis ses yeux firent le tour du salon, et il apergot le eoré
Il NEMOVILLE.
et le docteur de Chantul, pui? M. Demcw, qtii le ngarduient avec un tiir de thiïteaBe qui le frup-
— " Que se passe t-il donc ici, ? " demandai t-il, " pourquoi ces airs consternés? On dirait qu'il est arrivé un malheur."
— " 11 est arrive un grand malheur, en effet, n'iKindit le curé; soyes courageux, Paull D'ailleurs, tout espoir n'est pas perdu, nous les retrouverons."
— " Mais expliquez- vous, au nom du ciel, qu 'est-il arrivé? "
Roger raconta l'accident qui avait séparé les deux sou^-marins qui étaient à l'usage du docteur de Chantai.
— " Jeanne ! " fit seulement Paul," comme si toute sa douleur fut contenue dans ce nom aime.
— " Parionfj iiiiiii' -nous
et fouilUinsi rOcéan c-n - ,- m ; it les retrouver h tout prix."
On mit immédiatement ious les canots 8ul>mersiblee en chanse, aprèn les avoir munis de provisions pour plusieurs jours. Le curé ne voulant pas abandonner ceux qui devaient rester dans l'attente, )H*nit les voyageurs et leur dit " I>ieu vous guide vexB eUea,"
KKMOVIUJB.