‹ Némoville, [par] A.B. LacerteChapitre 26 sur 29 · UN CHACAL · texte numérisé non relu

UN CHACAL

Jeanne et Gaétane sur le Rocher de 1a ]h (>, avaient inum' une nuit d'émotioa

qi. V ache\'é de briser leun loroes et leur

coiinigc. Au moment où Roger ei Paul les chortlmient sur l'île, étendues sur le rocbo', n|>rtt» avoir pris tm peu de nourrittiTe, elles se ropa:«u(*i)t. KDcs n'entendirent pas le bruit du biitoiii. ni le Imiit des paroles des deux honi* iiiM ({iii le aiuatuiMit. Elles dormaieot enfin, re{»renant le sommeil qu'elles n'avaient pn f^ûtcr dans l'affreuse angoisse de oette nuit, et Nin<9 le finir de Tanimal, le salut serai! paasé tout pKr^ d'elles, sans qu'elles le soupçonnasssat.

11 était impossible d'atterrir sur le rocher à cause des nombreux ocueils qui l'entooraient comme d'une ceinture infranchi «ible. Paol et Roger exploraient le rocher de la lunette marine, mais ne pouvaient apercevoir les deux femmes qui reposaient dans un repli du rocher. On contourna done le réoif sans soupçonner que celles que l'on cherchait étaient à une c«n* taine de bfUMi de leun «uvettun.

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Cepondant, Paul et Rouer, on le comprend, ne pouvaient se dc-cidcr à s'éloigner de ce lieu où i\» avaient la certitude que celles qu'ils cher* chuient avaient habité.

— " Retournons à Hle," proposa Roger, " nous y passerons quelques jours, s'il le faut, et nous ne nous éloignerons que lorsque nous aurons la certitude que celles que nous cherchons n'existent plus."

Ils retournèrent donc ù l'île, et après avoir mis le bateau en sûreté pour la journée, ils di^ barquèrent et se mirent en frais de s'établir pour un iemyys indéterminé. Turko semblait heureux, comme jamais il ne l'avait été depuis le départ des deux femmes, qu'il avait l'habitude de suivre et de {loursuivre dans les étroits couloirs, qui sen'aient de rues à Némo\'ille.

En touchant la terre, le chien retooma à la grotte et refit le chemin qui conduisait de là à la chaîne de roches. I^es deux amis, qui l'obeenaient se dirent : " Il est é\ident qu'elles ont dû se sauver de ce côté."

Et d'un commun accord, ils déddàrent d'attendre sur l'île, afin de voir si la mer ne renver* rait pai lee cadavm,

^^MOVILLA 1S5

En attendant, ils voulurent refaire le tour (le rUo, ils poussôrt'iit iiirinr la t/inérité jusqu'à s'apprfK'her de la inontauiif. «Iiaude encore. MaJH enfin convaincus «le l'inutiliu' de leurs reclierclie», ils revinrent ver» la plage et «'étendirent au Hnleil pour se refK»rtcr. Im marée Im»- (mit K;....»At Ipj, l»ristuîts se «KVouvrirent. Tiirko ne attendre que ce moment, il n'atten-

dit iiu'uie piu» que l'eiui se fut retin''e; levant subitement le nez en l'air, il imuismi uu hurlement joyeux et partit à la na^e. Ko^er et Paul qui s'étaient endormis, furent liientôt sur pic<ls et ••- - rit des yeux le chien, qui nageait avec u- en luttant contre les vagues

très forte», qui lient du rocher et sem-

blaient vouloir iuxiMi. Un moment il disparut dans une vague monstre, qui sembla l'attirer au fond du gouffre.

— " Turko est perdu," dit Roger avec regret: " mais que sentait-il donc de ce côté? "

De l'endroit où ils se trouvaient, Paul et son ami no virent pas Turko atterrir de l'autre côté du nxher. Mais Turko était sauf. Cependant, le pauvre animal était si épuisé par U lutte qu'il venait de soutenir contre les flots et si meurtri par les aspérités des récifs, qui avaient déchiré mi flaaoi, qu'il pouau un long hurle*

Itl N'EMOVILUâ

ment plaintif et se laiesa tomber sur le rocher. Pendant quelques instants, il gémit ainsi, iscapable de se remuer.

Jeaooe et Oaétane entendirent ceiu? ^nuiute, et affolées à l'idée que quelque animal dangereux se trouvait sur le rocher où elles avaient cherché secours, elles se mirent à trembler. Il ne fallait pas songer à cette heure à regagner Tîle, que d'ailleurs elles redoitaient tcrriblenicnU depuis ies événements de la nuit; la mer recouvrait encore les brisants, qui étaient le seul chemin pour s'échapper du rocher dangereux. Cette fois, elles se dirent que c'était la mort qui les guettait, et elles se recommandèrent ù Dieu, qui avait voulu ces épreuvee.

MMmovillë lit

CHAPITUE XXVIIL

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