LE RETOUR
lU^ger et Paul tereiuÛMit à NémofiUa.
Léon ttdbenibm avaient été vaines, 0» il* éfiioa-
vaient le besoin de revoir leurs amis, qu'ils avaient quittés depuis asseï longtemps.
Ils avaient sillonné l'Atlantique, allant du nord au sud, sans trouver nulle part de tiaoe du sou»>marin contenant Gaétene et Jeanne.
Une nuit qu'ils naviguaient à la sorfaee, ils passèrent au laige d'une ile volcanique, qui était en irruption. Le spectacle attira les deiix amis, qui se rapprochèrent de 111e. Us rest^ rent toute la nuit à contempler cette illumination gigantesque, puis, le lendemain, lorsque tout sembla être rentré dans l'ordre, ils eurent la pensée hardie d'aller explorer les abords de nie mystérieuse, afin de voir si elle n'élut pea habitée.
Us s'approchèrent donc avec l'intention ilatterrir, si cela était possible. Au momsnt où ils cherchaient un endroit, où ils pourraient
ISO NIMOTILLI
ancrer le sotu-marin en sûreté, Rogtf Ufvi les yeux et cnit ôtre le jouet de son imagination, en apenoviint le drapeau qui flottait sur la grotte, et que les laves n'avaient pas atteint.
— " Paul I Paul I cna-t>il, vois done ce drapeau. Qui aurait pu le planter ici, sinon Gaétane et Jeanne ! "
— " Nos l)icn-niin(''C8 ont sûrement habita'cette !Ie volcanique, rc'pondit Paul, fasse le Oiol que nous n'arrivons pas top tard pour les sauver."
P^n proie ù la joie et à la crainte en mêms temps, le» deux amis débarquèrent sur la plage et se mirent à re\])I()rer en tous sens. Ils se mirent ù appeler "Gaétane! Jeanne I" mais les deux femmes ne pouvaient les entendre ^ comme le sfjus-marin n'avait pas aborde en vue du Rocher de la Délivrance, elles ne pouvaient voir ceux qui les cherchaient.
Les deux hommes entrèrent dans la grotte et en troi; '. utes les i
que celles qu'il- nient hm
ils éprouvèrent un instant un véritable découragement, car ils mirent y voir aussi la ^ qa*éU«8 avaient |H>ri en essayant de i ciu'elles avaient ét4* consumées vives par les laves bouiUanto»,
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Qui saurait exprimer la douleur de cet hommes, de\-ant la certitude d'un malheur si ('pouvuntable !
lia se laiflsèreni tomber sur la plage et pleurèrent, comme on pleure à vingt ans récroulement de son bonheur.
Le bon cliien Turko, qui accompagnait son maître, donnait des signes de joie auxquels ni JiofieT ni Paul ne faisaient attention, dans l'état d'esprit où ils se trouraient TuriLO d/lsssaii ses jambes en gabadant sur la grèive, et poussait de petite aboiements joyeux. Il revint vers ses maîtres ei entra dans la grotte, d'où il ressortit bientôt en gambadant de jais et tenant dans sa gueule un mouchoir ayant appartenu à Oa^tane. Il vint le déposer sur les genoux de Roger.
Celui-d mit sa main sur la tête de son ehieo et dit en le caressant : " Brave animal I "
Enfin, les deux amis se disposèrent à ref;a^er leur bateau, mais le chien semblait ne pas vouloir les suivre, il s'arrêta sur la grève aboya oljstinément, et lorsque Roger l'appela |x)ur l'emltarquer, l'animal s'enfuit vers la rtialne de roches qui eondoisail an Roehar d« la Délivrance: A ce moment, la marée était
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haut« et on ne p- -'* apereevoir que la tête des nVif», qui n\ i d'éouiUa isolés, qu'il
était inipofleible de franchir.
Lee allures du chien finirent par inquiéter les ▼oyageurs. " Que peut bien signifier ce man^ de Turko? " demanda Roger. " Lee pauvres femmes affolée» par le danger se sont peutêtre enfuies de ce côté, et c'est leur piste que Turku tiaire ; mais s'il en est ainsi, eUes ont dû se noyer infailliblement.''
— " Faisons lo tour du rocher, suggéra Paul."
Ils remontèrent chms leur embarcation et firent le tour du rocher en se tenant au,<-i pn-n de terre que le jiermettait la prudence.
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