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vrage « Normale und pathologische Anatomie der Nasenhôhle und Pneumatische Anhange ».
« J'ai observé plusieurs cas de formations osseuses du maxillaire supérieur.
a) Des tumeurs osseuses arrondies, s’avançant dans l’antre d’Highmore ;
b) des tumeurs dans les parois du sinus maxillaire ; c) des exostoses et des ostéophytes ;
Ces tumeurs osseuses du maxillaire supérieur que j'ai observées étaient de taille insigmifiante, tout au plus de la grosseur d’unelentille, largement pédiculées, peu saillantes, et absolument compactes ou contenant de fines cellules (finement spongieuses).
Des tumeurs de la paroi du maxillaire se comportaient de la même façon s’avançant aussi bien vers la partie externe jugale que vers le sinus maxillaire.
Une tumeur du sinus maxillaire avait une forme bizarre, elle couronnait la coupole proéminente de l’'avant-dermière molaire. De la grosseur d’un petit pois, elle était aplatie dans sa partie supérieure et creusée d’un sillon.
Parmi les exostoses, on trouve le plus fréquemment des tumeurs osseuses arrondies et ivoirées des bords de l’apophyse alvéolaire, et par leur structure, elles ressemblent à des saillies proéminentes en forme de verrues et denses comme on les trouve au maxillaire
inférieur.
pe
Après celles-ci, viennent au premier rang les € ostéophytes » végétants à la face interne du sinus maxillaire.
Les 2 cas suivants appartiennent à la catégorie d’os-
téophytes se développant au contact des foyers
d’inflammation.
Dans l’une de ces préparations, les alvéoles des deux dernières molaires s’avancent avec trois renflements dans l’antre d’Highmore, de ces alvéoles, l'une est déhiscente spontanément, l’autre à la suite de carie ; et, au-dessus de ces proéminences, font saillie
de la paroi externe, trois formations osseuses
arrondies atteignant la grosseur d’un grain de chanvre.
Dans le 2€ cas, les parois externe et supérieure du sinus maxillaire sont épaissies et occupées par des
couches de formations osseuses très variées dans leur
forme. On trouve parmi elles des ostéophytes épais, d’autres étroits, peu protubérants, certains en forme de bandelettes et souvent anastomosés, d’autres encore arrondis, sphériques, en forme de massues et de champignons, d’autres encore plus grands, formant des nodosités ornées de fossettes, et qui adhè-
rent à la paroi par des crénelures osseuses ; enfin, des
excroissances osseuses relativement longues, minces, comme un fil, pendant des parois supérieures du sinus ».….. |
(Je mentionne encore un cas, où une exostose épineuse était placée sur la paroi externe du maxillaire et finalement pour terminer, un deuxième cas où
la face interne du maxillaire était couverte d’ostéophytes veloutés, semblables à ceux connus comme d'origine puerpérale, dans l’anatomie pathologique et je continue par la description d’une tumeur plus volumineuse, issue du maxillaire ».
Le point de départ des ostéophytes est périostal. En effet, dans les sinus accessoires du nez, le périoste est constitué par la couche profonde de la muqueuse elle-même.
Cette muqueuse n’est pas autre chose qu’une émanation de la pituitaire, elle en diffère cependant par des caractères assez tranchés.
Cest une muqueuse molle qui se laisse facilement détruire par la suppuration ; très hygrométrique, elle acquiert au contact des liquides une épaisseur considérable.
Elle est constituée d’un épithélium à cils vibratils, reposant sur une couche superficielle qui renferme un fin réseau fibrillaire danslequel on voit des cellules arrondies. i
La couche moyenne contient des glandes, les unes en tube, les autres en grappes, très irrégulhièrement disséminées sur toutes les parois du sinus. Ce sont elles, en effet, qui sont le point de départ de kystes glandulaires que l’on rencontre parfois à la surface de la muqueuse.
La couche profonde est dépourvue de glandes ; sa structure est dense et formée en partie de tissu fibreux.
ni
Elle est immédiatement accolée à la paroi osseuse à laquelle elle tient lieu de périoste.
Il n’est pas rare de trouver dans son épaisseur un certain nombre de lamelles ou d’aiguilles osseuses tout à fait indépendantes du squelette maxillaire et quisemblent avoir pris naissance dans la muqueuse elle-même.
La fragilité de cette muqueuse et le fait que sa couche profonde est périostale explique à quel point un processus inflammatoire du sinus peut atteindre facilement ce périoste. L’irritation de cette couche produira alors un phénomène d’hyperplasie réactionnelle ; et ainsi se constituent les ostéophytes.
Hasex décrit cette apparition de néoformation osseuse à partir de la couche périostale parirritation, au cours d’inflammations chroniques de la muqueuse dont les couches profondes sont affectées. Il fait une description minutieuse et précise, appuyée par des examens histologiques.
« En ce qui concerne les transformations hyperplasiques de l’os, leur origine n’est guère douteuse. Une inflammation chronique du tissu de la muqueuse entraîne, dans le cas où les couches profondes sont plus fortement affectées, des irritations du périoste, qui, à son tour, provoque une formation d’es nouveau.
Ainsi, les ostéophytes des sinus maxillaires ne sont que le résultat d’une irritation inflammatoire de la couche périostale de la muqueuse de même que le processus osseux très fragile des formations récentes
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