CONCLUSIONS
I. — Dans ce travail, nous nous sommes appliqué à démontrer que les altérations histologiques des glandes endocrines, en modifiant l’action régulatrice et catalytique de ces glandes, sont susceptibles de favoriser une néoplasie.
Les modifications essentielles produites par ces troubles glandulaires portent surtout sur les ferments protéiques séro-sanguins, qui acquièrent ainsi une toxicité plus grande, et, sur les éléments figurés du
sang.
II. — Il se produit ainsi une véritable rupture d’équilibre entre la composition du milieu interstitiel et les éléments tissulaires : de ce fait, la cellule se trouve atteinte dans sa nutrition et, secondairement, dans ses
fonctions.
III. — Dans ces conditions, la cellule peut devenir le siège d’une prolifération, n'étant plus sous la dépendance de son indispensable élément régulateur
hormonal.
BB
IV. — Cette pathogénie nous permet de penser qu’un traitement, ayant pour but de ramener à l’état normal le milieu intestitiel est la base du traitement
d'avenir du cancer.
V. — Nous faisons nôtre cet espoir de M. le Professeur Regaud, de l’Institut Pasteur, qui, lors de l’inauguration du Centre anticancéreux de Lyon, disait qu’il entrevoyait que, bientôt, « le médecin, sans autre arme qu’un traitement biologique et chimique, lutterait avantageusement contre le cancer ».
FU LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE DOoYEx, . PAVIOT.
JEAN LEPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 22 Novembre 19926.