RUE ES
I y a O-gr. 75 d'albumine par litre d’urines.
La diurèse non modifiée se maintient aux environs de 2 litres par jour.
Le traitement vaccinal commencé vers le 2 juin amène la chute de la température, et la néphrite s’amende, le galop disparait, il n'y a plus d’œdème, l’azotémie se maintient à 0 gr. 40 pendant tout le mois de juillet. F
Fin juillet apparait une hépatite légère : le foie est augmenté de volume, il y a du subictère conjonctival, le cholestérol est à 2 g.
: 80 par litre dans le sang.
On le revoit à la fin du mois. Il suit toujours le même régime : il est apyrétique et tous les signes d'insuffisance rénale ont disparu (azotémie 0 gr. 30).
C'est donc là une néphrite franchement hématurique et azotémique, et secondairement hypertensive et œdémateuse qui après.
3 mois d'évolution disparait sans laisser aucune trace,
Observation II Néphrite æœdémateuse ef azotémique
Fulgence P.., 58 ans, est agriculteur et possède des chèvres qui ont avorté, il entre à la clinique Pasteur le 31 mai 1945. Histoire :
Depuis le début du mois il présentait d'abondantes sueurs nocturnes et se plaignait d'être asthénique. Le séro-diagnostic, pratiqué, se montra positif au 1/640° et vers le 15 mai les poignets ei les coudes devinrent douloureux.
Il a reçu 5 injections de vaccin à dose progressivement croissante, et son médecin l'envoie à l'Hôpital à la suite d’albuminerie et. d'œdèmes ayant apparu depuis une semaine.
L'examen,
A l'entrée : montre un malade apyrétique, en état d’ arythmie extrasystolique, avec une tension à 14-7, des râles humides aux bases pulmonaires, un œdème considérable des membres inférieurs, remontant jusqu'aux Jlombes, avec de Fhydarthrose des genoux et une ascite légère.
Il est somnolent, sujet au hoquet.
Le laboratoire.
On trouvé une séro-agglutination à 1/2560, une azotémie à 0 gr. 30, 2 grammes d'albumine urinaire, des cellules épithéliales et des hématies dans le culot de centrifugation.
La diurèse quotidienne ne dépasse pas 500 centimètres éubes.
Evolution.
Le 3 avril, on trouve une matité des deux bases pulmonaires, mais la ponction, pleurale est blanche et une tendance au galop
(qui va durer 3 jours).
Le 5, se produit une débacle diarrhéique qui amène la fonte
des œdèmes.
Le 8, l’azotémie est à 1 gr. 20.
Il y a 2 grammes d'albumine, le culot est sans changement.
Le 12, azotémie à 1 gr. 30. Le cœur se ralentit, Cure aryth-
mique, la tension augmente (13 1/2-8).
Le 16 juin, les œdèmes réapparaissent aux membres inférieurs
et aux organes génitaux, à la face. Il y a de l’ascite et de la matité
de la base gauche. L’azotémie retombe à 0 gr. 45 (il y a donc un balancement entre les œdèmes et l'azotémie).
La tension est à 15-8 1/2:
La diurèse s’est rétablie et atteint à ce moment un litre.
Le 25 juin, l’œdème s'affirme, la stase pulmonaire provoque une expectoration sanglante, L’azotémie est à 0 gr. 50, les urines restent inchangées.
Et cet état reste stationnaire pendant un mois, ue. la fin de juillet.
La diurèse toutefois Herr et atteint 2 litres.
Il y a à ce moment dans le sérum sanguin :
Proteines . 72 grammes Sérum albumine 48 >
. Sérum globuline 24 >»
Quotient albumineux D > Cholestérol to l 2 gr. 50
Du er au 13 août se produit une amélioration notable, les
æœdèmes disparaissent et le malade sort le 13, son azotémie étant
tombée à 0 gr, 27.
En résumé les analyses d'urine ont montré Ja présence d’albumine, d’hématies et de leucocytes, jamais de cylindres.
La tension est montée à la mi-juillet jusqu’à 15-10 1/2.
Un traitement a été institué :
1°) Contre l'œdème ; la calcithérapie ayant échoué, le malade à reçu 1 gr. 50 par jour de théobromine, pendant tout le mois de juillet.
2°) Contre la rétention ie du scillarène en lAEsee à partir du 25 juillet.
3°) Contre le brucella, le vaccin par voie veineuse.
La néphrite est restée essentiellement azotémique et œdémateuse.
L'un da, 48
A4 à LA
Observation IV
Néphrite œdémaleuse et azotémique
Azotémle par chloropénie
B... Lucien, 41 ans, cultivateur, habite en pays d'endémie mélitococcique et d’avortements épizootiques. Sa propre chèvre a avorté en janvier 1945.
Sa maladie a débuté en mars 1945, par de la fièvre. Il a reçu d’abord un traitemént sulfamidé (Thiazomide, Fontamide), qui a été suivi d'une albuminurie à 0 gr. 50 par litre. Le 31 mars, l'intradermo-réaction à la mélitine est positive. Le malade est alors traité par le novarsenobenzol et la diurèse tombe de 2.000 centimètres cubes à 500 avec une’ albuminurie à Q gr. 50.
A l'examen : lorsqu'il entre à la Clinique Pasteur, le 26 avril 1945, il est fébrile (39°5 avec un pouls à 104) et l’on ne trouve rien à signaler à part un léger œdème rétro-malléolaire.
Le- laboratoire nous apprend :
— que son azotémie est de 0 gramme 23 ;
— que l’hémoculture donne du staphylocoque blanc ;
— que le séro-diagnostic est positif jusqu'à 1/640.
Un traitement vaccinal intra-veineux est immédiatement institué.
Evolution.
A la fin du mois de mai, le malade est apyrétique, lorsque apparaissent quelques manifestations articulaires.
Le 19 mai, la diurèse remonte presque à 2 litres, mais lurine
contient des traces d’albumine, le culot de centrifugation contient
quelques leucocytes et des cellules épithéliales.
Le 2 juin, l’œdème s’étend au scrotum et à la région lombaire, la tension est de 14 1/2-8, l’azotémie 0 gr. 80, l'urée et les chlorures sont éliminés insuffisamment.
Le 8 se produit une débacle urinaire (4 litres 1/2), l’azotémie — 0 gr. 70, la tension est à 14-9 et le 13, les œdèmes fondent.
Le 15, apparait une ébauche de galop, puis une recrudescence de l’æœdème, alors que l’azotémie tombe à 0 gr. 38. à
Le 22, une nouvelle débacle polyurique à 4 litres et fonte des œædèmes, à la suite de la mise au régime achloruré absolu.
La diurèse se maintient à 2 litres 1/2, l’azotémie à 0 gr. 32, elle est donc revenue à la normale.
Le 3 juillet, la situation se complique d'une sacrococcite gauche : on reprend le traitement vaccinal.
Par ja suite, la diurèse se maintient au-dessus de 2 litres, l’azotémie remonte en un mois à 1 gr. 15 (le 7 août).
DL Tee
A ce moment il n'y a plus d'albumine, les cellules épithéliales ont disparu du culot. Devant la persistance de l’hyperazotémie, sans autre signe de néphrite, car les œdèmes ont peu à peu disparu, on conclut à une hyperazotémie par chlororopénie, Le régi-
me chloruré normal rétablit la situation et confirme le diagnostic.”
Le 13 août, polyurie à 5 litres 500, le 16, l’azotémie tombe à 0 gr. 42.
Le malade sort.
On le revoit le 10 octobre, il a engraissé de 12 kilogs, l’état gé-
néral est excellent, mais il persiste 0 gr. 10 d’albumine urinaire à plusieurs analyses.
En résumé, une lésion rénale antérieure à son entrée dans le service a entrainé l’évolution d’une néphrite aiguë qui a guéri en laissant des séquelles albuminuriques.