CHATS
colonne vertébrale s’est déviée en décrivant une concavité du côté opposé à celui de la lésion.
De nombreuses théories ont été proposées pour expliquer le mode de production de la scoliose essentielle. Trois théories (musculaire, ligamenteuse, osseuse) furent tour à tour émises.
« Il y a cinquante ans, l’école gymnastique française attribua la déviation latérale de l'épine non rachitique, à l’action irrégulière des musclés du rachis, et parut admettre une première période de scoliose dans laquelle les courbures n'étaient maintenues que par l'action prédominente de certains muscles. j
Plus tard la rétraction musculaire fut présentée comme la cause unique des déviations non rachitiques ; on s’appuyait principalement sur èe qu'on avait observé sur des monstres.
Les médecins allemands ont repris la théorie de l’action prédominante des muscles mais en Ka retournant, en rapportant comme fait primitif, un relâchement, une relaxation des muscles d’un côté, ce qui entrainerait la prédominence des museles opposés. » (Bouvier et P. Bouland.)
Nous ne chercherons pas à admettre où à réfuler les théories données pour expliquer la formation de la scoliose essentielle.
Nous nous bornerons à étudier la pathogénie des scolioses réflexes et nous avons surtout des documents pour celles qui sont d’origine sciatique et rénale.
D'après Lamy (Revue d'orthopédie, 1891), il n'est pas besoin de démontrer que la scoliose croisée d’origine sciatique est le résultat d’une action musculaire. La façon dont