‹ Népomucène Lemercier et ses correspondantsChapitre 51 sur 93 · LEMERCIER ET LA POSTÉRITÉ · texte numérisé non relu

LEMERCIER ET LA POSTÉRITÉ

souvent, de très beaux vers, capables de satisfaire V. Hugo ; voici par exemple un ternaire, romantique autant par la forme que par Tidée :

Hier n'est plus; demain n'est pas : l'heure voyage.

Ce beau vers, qui fait penser, est tiré d'une des traductions inédites des poètes latins. C'est peut-être ces traductions qui permettent d'apprécier le plus exactement le mérite de Lemercier comme versiQcateur, jugé en luimême ou par comparaison. C'est ainsi qu'on peut rapprocher sa traduction du donec gratus eram tibi de celle de Musset ; on connaît cette dernière ; voici le début de celle de Lemercier :

l'amant Lorsque je te plaisais, et que ton cou d'albâtre Ne s'abandonnait pas aux bras de mon rival, De toi, de ta faveur, non moins fier qu'idolâtre, Le grand roi des Persans n'était pas mon égal.

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