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mêlent et s’entrecroisent dans tous les sens entré elles en même temps qu'avec les vaisseaux. Par contre la méthode de Golgi étant élective, non seulement en ce sens qu’elle ne colore que les éléments nerveux, mais encore parce aue souvent elle ne colore que certains éléments isolés au détriment des autres, est ici d'un très grand secours. Aux points où elle réussit, elle donne des détails d'une précision et d'une rigueur en quelque sorte schématiques. C'est avec ces résultats que nous pourrons passer eu revue les rapports des nerfs avec les vaisseaux, les fibres musculaires lisses, les cordons médullaires et surtout les éléments particuliers qui ont fait soulever la question des cellules ganglionnaires de l'ovaire.
a) Rapports avec les vaisseaux. — Les gros cordons nerveux pénètrent dans l'ovaire avec les artères hélicines ; mais un peu plus loin, on ne trouve plus autour des vaisseaux que des fibres isolées et nues. Ces fibres proviennent de cylindraxes primitivement nus, où d’autres ayant perdu auparavant leur myéline et leur gaine de Schwaun.
Inutile d’étudier ces rapports avec le bleu de méthylène qui ne donne quedes résultats imparfaits (Rièse) ; mais la méthode de Golgiest ici très utile. Seulement il y a un écueil à éviter, c’est de prendre pour des nerfs des ramifications vasculaires. Cependant les vaisseaux, même les plus fins, se distinguent par leur aspect brun rougeûtre el rubané ; ils sont
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äussi bien plus gros en général que les cylindraxes, ceux-ci apparaissentsousle microscope comme de fins cheveux, reconnaissables par de petits renflements placés de distance en distance qui leur donnent l'aspect de chapelets minuscules (en allemand : Perlschnurfaser ou fibre en collier, mot assez impropre, les renflements se trouvantà desdistances considérables).
C’est peut-être ici le moment de parler de ces varicosités qu'on retrouve également dans les préparations au bleu de méthylène et celles au chlorure d'or. Les uns veulent que ces figures aient existé pendant la vie, d'autres que ce soit des produits artificiels, dùs au mode de préparation (Joseph et Lawowsky). En tout cas Von Herff fait remarquer que la méthode au rouge du Congo de Alt, altérant très peu le tissu cylindraxile, laisse à la fibre une régularité parfaite et un calibre uniforme. Malgré cet argument la question est loin d'être élucidée. Rièse a cru remarqué que ces renflements se tiendraient au niveau où plusieurs cellules sont en contact, la substance nerveuse profitanten quelque sorte de l’interstice laissé entre elle, pour s'étaler et s'élargir. — Il est loin d'en être toujours ainsi et on peut constater ces dilatations en bien des endroits où il n’existe pas de cellules, dans la zone vasculeuse notamment: Du reste cette explication n’est pas non plus valable pour d’autres tissus et d’autres organes où on re-
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trouve le même aspect, sans qu'existe la disposition considérée par Rièse comme indispensabie.
Nous avons vu que, dans le hile, les nerfs se trouvent à côté des artères, mais leurs trajets ne sont pas parallèles dans toute leur étendue. Il y a cependant un rapport étroit entre les nerfs et les vaisseaux non seulement pour la direction, mais pour le nombre. Comme les vaisseaux en effet les nerfs excessivement nombreux dans la zone médullaire, diminuent dans la zone folliculaire et se trouvent en nombre très restreint dans la zone fibreuse.
Déjà dans le hile, un peu plus fréquemment encore dans la partie interne de la zone vasculeuse, se détachent des troncs principaux, de nombreux rameaux qui se rendent aux vaisseaux voisins et les entourent d'un réseau à larges mailles. En tout cas les filets nerveux venant des troncs adjoints ou de nerfs isolés vont former autour des vaisseaux, aussi bien artères que veines, de riches réseaux analogues à ceux que Cajal et Retzius ont décrits dans les autres organes, particulièrement dans lintestin. Ils sont formés par des cellules de Ramon y Cajal, c’est-àdire un corps céllulaire en fuseau ou en étoile avec 3 où #4 prolongements. Ceux-ci forment autour des vaisseaux des mailles plus ou moins serrées qui s'étendent sur eux sans discontinuité. Von Herff et Winterwaller ont particulièrement obtenu des résullats précis au sujet de cette question. Nous re-
rides
viendrons du reste sur ce sujet à propos des nerfs du parenchyme qui se prêtent beaucoup mieux à une étude approfondie et complète.
b) R. avec les fibres musculaires lisses. — Von Herff réussit plusieurs fois à obtenir des images dans lesquelles des terminaisons nerveuses vont se placer profondément, près de noyaux qui ressemblaient extraordinairement à ceux des fibres musculaires lisses. Gawronsky est le premier qui se soit oceupé de ces rapports: il a pu reconnaitre des rameaux collatéraux qui, partis des filets de la zone vasculeuse, allaient aboutir aux fibres musculaires disséminées dans le stroma ; il ne put arriver à étudier complètement le mode de terminaison.
c) Avec les cordons médullaires. — C'est une question non encore traitée, ce que l’on comprend facilement, vu la difficulté d'étudier les images complexes et embrouillées obtenues par le bleu de méthylène dans la couche vasculeuse, et les imprégnations imparfailes de cette région avec la méthode de Golgi. Tout ce que l’on en dit, c'est que les fibres qui ont pénétré par le hile, en partie contournent, et en majorité traversent ces cordons. Quant à des termipaisons au niveau de ces éléments, il n’en est pas fait mention. -
d) Nerfs et cellules ganglionnaires. — C'est Riese le premier qui a découvert et décrit des éléments de l'ovaire analogues à Jes cellules ganglionnaires.
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