‹ Nerfs De L’Ovaire Et Leurs TerminaisonsChapitre 12 sur 17 · SALE · texte numérisé non relu

SALE

Sur des préparations colorées au bleu de méthylène, il aperçut dans le parenchyme, profondément sous la surface et autour des petits follicules des cellules parliculières donnant l'impression des cellules ganglionnaires. Ce sont des cellules irrégulièrement ovalaires ou arrondies, pourvues d’un noyauet munies de prolongements nerveux. L'une de ces cellules présente une fibre assez forte, entourée par un prolongement plus ténu qui arrive à l'un de ses angles ; d'un autre angle sort une fibre plus mince qui parait être la continuation de la précédente ayant suivile bord de la cellule ; enfin sur son contour, la cellule présente une autre petite ramification qui semble en émaner mais qui ne tarde pas à s’effiler en pointe. A un plus fort grossissementonreconnait que la fibre nerveuse épaisse ne fait que passer à côté de la cellule, de laquelle sortent seulementtrois fins prolongements sur la destinée desquels Riese ne putobtenir aucune certitude. La fibre nerveuse qui semble sortir des 2 pôles de la cellule ne fait done peut-être que s'appuyer sur elle, mais c’est un point qui n’a pu être élucidé. En tout cas la cellule émet nettement defins prolongements encore indéterminés. Le noyau de la cellule est {très distinct et plus vivement coloré que le protaplasma granuleux environnant. Dans une autre cellule décrite par Riese, la fibre au lieu de longer le corps cellulaire passait au-dessus donnant l’impression d’unecellule bipolaire avec ses prolongements,

Ces cellules existaient en très grand nombre dans la zone parenchymateuse car Riese ne nous dit pas qu'il en ait trouvé dans la couche vasculeuse. Il ne croit pas qu'il s'agisse de cellules du tissu conjonctif, à cause de leur grosseur et de la résistance des prolongements. De plus dans les préparations à l'argent il trouva des figures semblables ; seulement la masse cellulaire était uniformément colorée en noir. Ce qui estsür, c'est qu'il ne s'agissait pas de dépôt; en tout cas, à défaut des cellules, les fibres peuvent être de nature nerveuse. Ea apparence elles semblent sortir de celles-ci, peut-être en réalité y arrivent-elles? (Riese). En tout cas Riese s’abstient d’une opinion ferme.

Von Herff arrive au même résultat que Riese; seulement il décrit ces cellules comme particulièrement nombreuses à la limite interne de la couche parenchymateuse et dans le hile, ces dernières en amas de trois à cinq dans les angles de division des plus grosses artères, — En certains points où des cylindraxes isolés se ramifiaient, Von Herff put aussi distinguer des épaississements paraissant renfermer des figures plus claires à forme de noyaux. — Ces éléments cependant étaient trop petits pour s'agir de cellules nerveuses. Ce n'était pas non plus de simples dépôts de chromate d’argent ; leur forme régulière, leurs rapports inlernes avec les cylindraxes contredisent celte supposilion; mais rien ne permet cepen-

dant d'émettre une opinion sûre touchant leur nature.

Les préparations traitées par le rouge Congo, le carmin, fournirent les mêmes images que celles obtenues par Riese avec le bleu de méthylène; mais pas plus que lui, von Herff n'arriva à découvrir leurs relations de continuité avec des fibres nerveuses. Von Ilerff s'autorise cependant de l'affinité du Congo pour les cellules ganglionnaires, pour ranger dans cette catégorie les éléments précédents. En tout cas ils ne se différencient en rien des cellules ganglionnaires colorées par la même méthode dans la moëlle el le cerveau. Quant aux figures groupées dans le hile on peut les accepter, sauf confirmation, comme des cellules ganglionnaires.

Gawronsky reprend la question et décrit comme von Herff de multiples figures de forme cellulaire intercalées sur le trajet des gros troncs nerveux. Elles sont de forme polygonale, profondément colorées en noir, à contours très nets. Elles émettent des prolongements qui s'amincissent graduellement et, après ua court trajet, se terminent généralement en pointe ou en boulon. Sur beaucoup de cellules, on voitun prolongement plus long et souvent même deux, qu’on pourrait considérer comme prolongements cellulipète et cellulifuge. Le nombre des prolongements plus courts où dentrites peut varier énormément ; ils peuvent même manquer tout à faitetil

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