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port intime avec de:très fines fibrilles nerveuses. Mais ordinairement on a ainsi un ensemble assez confus qu'il est difficile de déméler, et où la terminaison exacte des nerfs n’est pas possible à reconnaître.
Dans un cas cependant, sur un capillaire rempli de sang et où la colonne de globules renfermait un espace vide, Von Herff put voir se terminer en un fin bouton sur l’endothélium qui, en cet endroil, ressortait vivement, une très petite fibre partie d'une fibre accompagnant le capillaire. Il n’est pas facile de préciser la signification exacte de ces nerfs. Kôlliker, dans sa description des nerfs vasculaires dans les muscles de la grenouille, émet l'opinion que les nerfs présents dans des vaisseaux dépourvus de muscles, sont, au moins en partie de nature sensitive.
Riese, en admettant que ces nerfs des capillaires sont en rapport, peut-être, avec les organes spéciaux en massue qu'il décrit dans l’épithélium granuleux, semble aussi admettre de ce fait leur nature sensitive. Mais il ne put démontrer ce rapport. De plus, tous les capillaires de l’ovaire sont pourvus de nerfs et l'explication de Riese s'appliquant aux nerfs folliculaires seulement, même si elle était vérifiée, ne pourrait être généralisée. Il est donc inutile de s’y arrêter.
Nous avons jusqu'ici étudié les nerfs vasculaires eu général; il nous reste maiatenant à dire quelques mots de ceux qui se distribuent aux follicules, Con=
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trairement à ce qui se passe dans le stroma ovarien, la majorité des fibres nerveuses ne se rend pas ici aux vaisseaux, mais Ceux-ci en sont cependant assez abondamment pourvus. On trouve ces nerfs vasculaires dans les trois tuniques de la theca folliculi. Dans la tunique fibreuse, on peut constater des terminaisons des fibres dans le tissu de cette couche, en même temps que dans les parois des vaisseaux à muscles lisses. Dans la tunique propre, quelques fibres ou des rameaux de celles-ci aboutissent aux capillaires de la région.
Riese est persuadé que, pour le chat toutau moins, il a démontré l'existence de capillaires et de nerfs dans l'épithélium granuleux, avec la méthode du bleu de méthylène. Il discute donc la question de savoir si tous les vaisseaux interépithéliaux sont destinés aux capillaires. Il nous semble inutile d’insister là-dessus, la présence de ces vaisseaux et nerfs étant très fortement mise en doute par tous les observateurs qui lui ont succédé.
3 Rapports avec le tissu conjonctif et l'épithélium ovarien. — A propos des follicules, nous avons parlé des nerfs folliculaires et interfolliculaires. I] nous reste donc à traiter seulement la question des nerfs de l’albuginée ou couche fibreuse ovarienne. Le nombre des fibres nerveuses dans cette région est très amoindri et sous l’épithélium superficiel on ne les trouve plus que très clairsemés. Elles se distribuent
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èn partie aux vaisseaux de cette région; une autré portion après un court trajet se recourbe el retourne dans la région des follicules ; une troisième portion continue son chemin vers la périphérie et arrive à l'épithélium superficiel.
Il ne semble pas que les nerfs dépassent cette limile ; presque tous les auteurs sont d’accord sur ce point. Il faut dire que cette question est particulièrement difficile à élucider, surtout avec la méthode de Golgi ; les dépôts superficiels rendent en effet les parties périphériques toujours plus ou moins indistinctes.
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Conclusions
Arrivé au terme de ce travail, je me contenterai d’en signaler en quelques mots les points les plus importants.
Les nerfs de l'ovaire sont d'une richesse extraordinaire ; composés de fibre à myéline (en grande minorité) el d’autres sans myéline dans la couche médullaire, ils ne comprennent plus que des fibres nues dans la couche corticale.
Dans la couche vasculeuse, médullaire, la grande majorité des fibres va aux vaisseaux, les autres au tissu conjoncüf et ses fibres musculaires lisses.
Dans la couche corticale, les nerfs sont destinés en partie aux vaisseaux, mais surtout aux follicules et leurs vaisseaux, artères, veines ou capillaires — très peu au tissu conjonctif et à l'épithélium superficiel.
Dasos les follicules, les filets nerveux forment un réseau dans la theca folliculi, duquel partent des ramifications qui, pour la majorité des auteurs, s’arrêtent à la membrane granuleuse sans y pénétrer.
Enfin la zone vasculeuse et la partie interne de la zone parenchymateuse renferment, au niveau des vaisseaux, des éléments cellulaires assimilés généralement aux cellules ganglionnaires. Elles forment dans cette région une sorte de ganglion diffus et ‘autonome de l’orgare, servant probablement à régler son débit vasculaire. Il représente le système vaso-
moteur de l’ovaire.
Si on ajoule des nerfs moteurs se distribuant
aux fibres lisses du stroma,
Des nerfs sensitifs provenant des follieules, de la surface de l'ovaire et de son épithélium et du stroma ovarien,
.On se rendra facilement compte que l'ovaire, organe primordial chez la femme, a vraiment un système nerveux en rapport de développement non avec son volume, mais avec sa fonction.
Vu :
Le Président de Ja Thèse, MATHIAS DUVAL.
Vu : Le Doyen, BROUARDEL.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD,
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