‹ Nerfs De L’Ovaire Et Leurs TerminaisonsChapitre 6 sur 17 · I. — Structure de l'ovaire · texte numérisé non relu

I. — Structure de l'ovaire

Envisagé dans ses parties essentielles, on peut dire que l'ovaire se compose de 2 parties principales: 1° Une parlie enveloppante qui forme au reste de l'ovaire une sorte de manteau, c'est la substance

corticale. Il faut remarquer que cette enveloppe n’est pas complète et présente une solution de continuité, une fente par laquelle les éléments du hile pénètrent à l’intérieur de l'ovaire pour y former la couche suivante qui est:

2 La couche centrale ou médullaire.

À. Couche médullaire. — Elle est surtout composée de vaisseaux, je dirai même presque uniquement au niveau du hile où les artères serpentines, flexueuses, dilatées, sont accompagnées par les veines accolées à leurs troncs : c'est la zone vasculeuse des Allemands.

Puis, les vaisseaux se divisent et se dirigent en divergeant vers la périphérie de lovaire. Dans leur intervalle se place du tissu conjonctif et des fibres musculaires formant ce qu'on appelle le stroma ovarien,

B. Couche corticale. — Elle est de beaucoup la plus importante, car elle comprend, disséminés dans le tissu conjonctif qui en forme ja charpente, les éléments essentiels de l'ovaire, les follicules de Graaf.

Le tissu conjonctif est une dépendance de la couche précédente. Il forme un stroma dans lequel sont disséminés les follicules. Arrivé tout à fait à la surface de l’ovaire, il s'y condense et y forme une couche continue qu’on désigne sous le nom d’albuginée (Faserchicht des Allemands).

Au dessus de cette couche conjonctive se trouve

un dernier revêtement formé par une seule rangée de cellules cylindriques se continuant au niveau du hile avec l’endothélium péritonéal.

Mais la partie véritablement importante de cette parlie de l'ovaire ou même de tout l'ovaire, c'est le follicule de de Graaf. Notre but étant simplement, dans ce bref résumé, de donner une idée d'ensemble de la structure de l'ovaire en indiquant les noms réservés à chacune des parties, nous nous bornerons à indiquer pour le follicule de de Graaf adulte, les différentes parties dont il est formé. Ce sont de dehors en dedans : |

4° La tunica fibrosa (tissu fibreux avec gros troncs sanguins et lymphatiques);

2 La tunica propria (cellules conjonctives réseaux capillaires sanguins et Iymphatiques) ;

3° La membrana propria de Waldeyer.

Ces 3 couches servent de protection à l’ovule proprement dit et constiluent la theca follieuli.

L'ovule donne à distinguer:

Une couche extérieure ou membrane granuleuse formée de plusieurs rangées de cellules épithéliales :

La membrane vitelline ;

La cellule ovulaire.

Nous aurons fini si nous ajoutons qu'à un cerain moment, la membrane granuleuse présente dans son épaisseur une fente qui sépare les couches cellulaires en deux feuillets : l’un reste adhérent à la

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membrane basale ; l'autre s’écarte et comme il renferme l’ovule, la saillie formée par lui et les cellules granuleuses porte le nom de cumulus proligère. Dans la cavité déterminée par celte scission apparaît la liquor folliculi.

Tel est le follicule adulle, celui qu'on trouve dans les parties profondes de la ecuche corticale : plus près de la périphérie, sous la fausse albuginée, on trouve des élments plus simples et plus petits dénommés follicules primordiaux.

lei point de theca folliculi.

Membrane granuleuse réduite à une seule couche de cellules plates.

Point de membrane vilelline.

Tels sont les principaux éléments de l'ovaire et les dénominations usitées ; ceci suffira, j'espère, pour se reconnaitre dans l'étude suivante.

IT. Bibliographie

Au point de vue histologique notre sujet est d'actualité. Si on parcourt nos vieux auteurs, on voit que le trajet des nerfs de l'ovaire étant décrit jusqu'au hile, les auteurs s'arrêtent à court de matériaux. — Grâce aux progrès des instruments et des méthodes

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de recherches cette lacune est au moins en partie comblée.

Wilisius est le premier en date des auteurs (1680), à citer; il décrit les nerfs de l'ovaire et leur trajet en dehors de l'organe ; c'est tout. :

Tous les anatomistes suivants font de même en France : Auzoux, Bayle, Bichat, Cloquet, Albinus, Vicq d'Azyr, Vesale, Semmering, Descuret, Dimerbrook, Scarpa, Antonmarchi, et plus près de nous . Beaunis et Bouchard, Cruveilhier, Sappey.

En Al'emagne, il faut aussi arriver jusqu’en ces dernières années pour trouver des documents sérieux, Les livres d'enseignement témoignent de la pénurie des connaissances; certains se contentent de cette notion que les filets nerveux pénètrent jusqu'au niveau des gros follicules (Külliker, Stühr, Waldeyer in Stricker’s Handbuch).

D'autres n’en font même pas mention (Frey, Klein, Orth, Schafer, Krause).

D’autres enfin (Gegenbaur, Henle, Hoffmann, Rauber, Hyrtl, Schwalbe, Quain) relatent simplement les résultats de Frankenhaüser (1467) : que les nerfs des ganglions rénaux el spermaliques pénètrent dans le hile ; quant à leur destinée ultérieure, il ne peut la déterminer.

Luschka (1864) fait faire à la question le premier pas : les nerfs de l'ovaire exclusivement sympathiques proviennent du plexus spermatique. Les filets

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herveux, riches en fibres de Remak, arrivent par groupes Jusqu'au hile et pénètrent dans le stroma avec les vaisseaux. Il arriva même, sur des coupes fines éclaircies par l'acide acélique, à poursuivre des cylindraxes isolés jusqu'à la paroi interne des follicules, mais ne put déceler les terminaisons.

Périer (1866) fait naiître les nerfs ovariens du plexus rénal, du plexus solaire et du plexus lomboaortique. Il déclare leur terminaison inconnue, émettant seulement l'hypothèse qu’ils sont destinés probablement aux capillaires et aux fibres musculaires de l'organe.

Frankenhaüser (1867) fait, comme nous l'avons vu plus haut, le même aveu d'ignorance.

Waldeyer (1870) contribue peu à éclaircir la question. Il voit les nerfs pénétrer dans le hile aveeles vaisseaux puisse distribuer dans la zone parenchymateuse. Il avoue, malgré l’emploi du chlorure d’or si favorable dans la cornée ei dans la peau humaine, n'avoir pu les poursuivre plus loin, moins encore déterminer leurs véritables terminaisons.

Elischer (1876) apporte des faits assez précis dans une communication préalable à l’Institut de l'Histoire du Développement à Budapest (Prof. V. Mihalkowics).

Admettant l’origine établie par Frankenhaüser, il cherche à établir le trajet des nerfs de l'ovaire dans l'intérieur même de l'organe. Il fait ses recherches

&ur des organes d'animaux, chien, vache, mails SUr< tout la brebis.

La méthode qui lui donne les meilleurs résultats, c'est le durcissement par l’acide chromique ammoniacal à 2 0/0 (peu de temps) en changeant chaque jour le liquide ; puis la coloration au chlorure d'or d'après les indications de Gerlach-Boll, enfin le montage de préparations dissociées :

Les fibres entrées dans l'ovaire avec les vaisseaux se distribuent d’abord aux ramifications vasculaires du stroma ; plus loin ils forment dans le theca des follicules ün plexus à anastomoses multiples ; des fibres s’en détachent et vont former un second réseau entourant la membrane granuleuse.

Elischer est moins affirmatif sur les rapports des fibres terminales avec les cellules de la membrane granuleuse. « Sur beaucoup de cellules cependant, dit-il, remarquables par des prolongements et appendices, j'ai vu des ramuscules aborder ces cellules et y disparaitre, »

Mathias Duval (1878) constate combien la question des terminaisons nerveuses dans l'ovaire est encore obscure. Il les place dans les fibres lisses et les vaisseaux de la substance bulbeuse.

Rouget (1882?) relate les découvertes de Luschka et Elischer. Dans cette description, ajoute-t-il, il n’est évidemment question que de la terminaison ou plutôt de l’origine des nerfs centripètes (sensitifs ou afférents

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