‹ Nerfs De L’Ovaire Et Leurs TerminaisonsChapitre 9 sur 17 · LEE · texte numérisé non relu

LEE

Tous les autres auteurs reproduisent les données de Tielmann ; Longet lui-même mentionne simplement que trois ou quatre rameaux partent du plexus rénal et se divisent avec les vaisseaux.

Luschska (1864) reconnaît leur origine du plexus spermatique.

Périer (1866) assigne trois sources aux nerfs de l'ovaire : les plexus rénal, solaire et lombo-aortique.

Frankenhaüser (1866 et 1867) dans deux travaux successifs étudie la même question, d’abord sur le lapin puis sur l’homme. L'anatomie microscopique des nerfs de l'ovaire est traitée par lui à fond et les auteurs suivants ne feront que le répéter. C'est donc avec ses données surtout que nous achèverons ce chapitre. F4

Rouget (1882) ne donne qu'une origine : le plexus rénal. E

Sappey (1889) admet comme Périer trois origines. Les nerfs qui en sont issus suivent l'artère utéro-ovarienne, donnent un grand nombre de filets à l'ovaire, quelques-uns à la trompe et se perdent par leurs dernières ramifications dans le corps de l’utérus.

Pour étudier ces nerfs, il faut autant que possible utiliser des femmes gravides, les nerfs y étant moins délicats et les vaisseaux moins ténus. Sur une préparation, on voit une foule de rameaux venir de

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différentes directions vers les vaisseaux ovariens et se partager en trois portions.

Le gaaglion rénal fournit un tronc nerveux ou parlois plusieurs qui se rendent à la veine ovarienne ; ou bien ils se dirigent d'arrière en avant pour se placer sur la veine rénale et la quitter avec la veine ovarienne.

Plus loin le ganglion ovarien donne quatre à six filets qui se dirigent vers les vaisseaux venart d’en haut et forment avec le tronc précédent un réseau situé généralement au point où le rameau rencontre la veine ovarienne.

Le bout supérieur du deuxième ganglion spermalique fournit aussi deux ou trois branches à ce p:exus. Mais ce même ganglion envoie la majorité de ses fibres, c’est-à-dire trois ou quatre, aux vaisseaux ovariens en un point situé plus bas ; elles forment là un deuxième réseau relié aux nerfs précédents.On trouve disséminés dans ces réseaux des ganglions plus ou moins gros ; il en sort trois nerfs qui restent isolés sur un court trajet Plus loin ils se divisent et se rejoignent, formant un troisième réseau qui contient lui aussi des ganglions. Au niveau de l'ovaire, trois troncs se reforment de nouveau, pour se diviser ensuite et gagner leur territoire propre.

Le groupe le plus externe se rend à la partie interne de la trompe.

Le groupe moyen se sépare en deux rameaux

principaux qui se partagent l'un la moitié externe, l’autre la partie interne de l'ovaire. Ces deux rameaux en se dirigeant obliquement en dedans vers l'ovaire détachent à angle aigu des rameaux qui se rendent presque en droite ligne à l'ovaire. Puis ils se bifurquent à leur tour et tous les ramuseules qui résultent de ces divisions multiples pénètrent dans le stroma ovarien avec les vaisseaux. Ce sont eux que nous suivrons plus loin dans l’organe.

Le troisième groupe où groupe interne se distribue à la partie latérale et au fond de l'utérus.

Trajet et distribution des nerfs

Si l’on veut avoir une idée d'ensemble des nerfs de l'ovaire, il suffit de se figurer les troncs nerveux arrivés par le hile,se divisant à la manière d’un tronc d'arbre ; leurs branches, se détachant à angle aigu, s'en vont, perpendiculairement à la surface extérieure, rayonner jusqu à l’épithélium cubique qui la tapisse. Tous les auteurs s'accordent à reconnaître que ce système de fibres nerveuses est excessivement riche, et si sa description nette et précise est seulement une acquisition de ces dernières années, il faut accuser seulement la difficulté particulière de

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rendre visibles les éléments en question et non leur rareté,

Au niveau du hile, on trouve de gros troncs nerveux : les uns accompagnent les vaisseaux, les autres en sont indépendants. Ces faisceaux sont composés à la fois, dans cette région, de fibres nues et de fibres à myéline ; celles-ci, bien plus rares, représentent une proportion de 1/6 des fibres totales environ. Dans la couche médullaire, la majorité des fibres issues des faisceaux du hile se distribue aux vaisseaux, les fibres nues en n'importe quelle région, les fibres myéliniques seulement après avoir perdu leurs gaines de myéline et de Schwann.

Arrivées au niveau de la limite externe de la couche vasculeuse, dans cet endroit où les vaisseaux présentent un développement particulièrement considérable, les fibres isolées ou les troncs nerveux perdent leur direction rayonnée et perpendiculaire à la surface, Ils s’inclinent, se dévient parallèlement à cette surface et donnent une foule de rameaux aux vaisseaux innombrables de la région; ils en envoient d'autre part en dehors vers la couche folliculaire. Puis après un trajet relativement court, ils reprennent leur direction primitive et se dispersent en rayonnant dans la couche corticale jusqu’à l'épithélium superficiel. Ils se trouvent disposés en faisceaux ténus ou en fibres isolées. Retzius a décrit un réseau,

formé par les nerfs qui donnent des branches aux Vallet He:0

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